Mandy, Dot et Megumi forment un groupe de rock. Elles donnaient un concert quand le monde à changé, un imbécile a appuyé sur le gros bouton rouge qu’ il ne fallait pas toucher.
Elles font partie des rares survivants, ce qu’elles connaissaient n’existe plus, le monde à été exposé à la bombe. Elles ont décidé de se rendre sur la côte ouest des Etats-Unis car il semble qu’il a encore un endroit non ravagé. Notre groupe voit cela comme une tournée. La route est cependant bien dangereuse. Elles vont devoir se battre contre des pillards qui leur ont volé leurs guitares. Reconnues, elles vont finalement pouvoir se ressourcer et refaire le plein que ce soit en gasoil ou en nourriture mais pas avant de faire un concert dantesque car elles sont The Apocalipstix.
Les pillards sont dangereux mais des hordes de fourmis géantes sont pire etnotre trio n’aura pas de concert à donner, juste des mandales même si elles doivent y passer la nuit.
Mandy, Dot et Megumi vont même participer à un concours face à de nombreux autres groupes de rock. Le but du tournoi est simple. Le gagnant remporte tout ce qu’il faut pour aller sur la côte est. Le perdant devra repartir à pied. Megumi trouvera même l’amour avec ce qui est certainement le dernier japonais au monde.

Ray Fawkes nous fait rentrer très vite dans le vif du sujet. Au bout de deux pages, il projette le lecteur au coeur d’un univers à la Mad Max mais en bien plus fun. Il met en avant son amour des filles à fortes têtes, le rock’n roll et l’action à deux mille à l’heure. Pas le temps de souffler, les aventures s’enchainent à grande vitesse. Pourtant, je trouve que le trio de personnages est très bien décrit. Mandy est la meneuse à forte tête castagneuse. Dot est la blonde sympa un peu rêveuse. Megumi est la batteuse taciturne qui ne parle que japonais. D’ailleurs, j’aime beaucoup que ses paroles soit écrites en japonais et traduites, cela renforce le personnage.
Il y a donc plein d’action mais aussi beaucoup d’humour. Il y a un côté déjanté et c’est vraiment ultra-fun.

Le seul petit défaut est que ça se lit trop vite et j’aurais voulu en savoir plus.

Au dessin, Cameron Stewart officie et son style graphique est plus gras et moins fin que d’habitude mais il reste excellent. Le format manga et l’absence de couleurs permettent de mieux apprécier son trait et son dynamisme. Par contre, le monde post-apocalyptique donne l’occasion à Stewart de se débarrasser des décors. Il y en a peu mais les cases ne sont pas vides. Le dessinateur fait plus des gros plans, met les personnages en avant de manière visuelle et peut encore plus travailler les visages qui sont ultra-expressifs. Sans compter que c’est ultra-dynamique.

Mon avis : un petit volume du genre manga bien fun et qui mérite largement le détour mais surtout un second tome.

Publié aux US chez Oni Press.

Catégories