C’est l’anniversaire de Diana. Cette dernière escalade une montagne où se trouve le nid d’une Harpie. L’œuf sera le présent de la jeune fille à sa reine et mère Hippolyte. Même la venue du monstre mythologique ne fait pas peur à la jeune Amazone. Lorsqu’elle retrouve ses semblables, la reine est satisfaite du présent. Le rituel est accompli et il est de temps de faire place aux festivités. Dans l’ombre, un homme observe.

Durant la soirée, la jeune Aleka fait une étrange requête. Elle souhaite affronter la princesse dans une joute, ce qui est interdit aux enfants. La reine accepte et le combat commence. Il n’est pas question d’un combat amical et la jeune Wonder Woman doit y mettre toute son habilité. Elle finit par gagner mais son ennemie ne veut pas s’avouer vaincue et la traite de boue (Diana ne sait pas encore que sa mère est bien la reine et Zeus, son père). Les deux enfants continuent de se battre mais Hippolyte ordonne d’arrêter. Sa fille s’enfuit.

Dans la forêt, la jeune Diana pleure et elle est surprise par un guerrier mais pas n’importe lequel, Arès, le dieu de la guerre, le soldat ultime. Il lui demande si elle veut qu’il l’entraine. Wonder Woman accepte et une fois par mois, le dieu apprend tout ce qu’il sait à la jeune princesse. Pour autant, cette dernière ne néglige pas ses autres cours.
Un an après, Diana demande à Arès d’utiliser une épée. Ce dernier lui dit que si la lame est tirée hors de son fourreau, il faut alors aller jusqu’au bout. Notre amazone accepte le combat à mort. Elle perd car elle est encore trop jeune pour vaincre un dieu mais Arès se montre pour une fois miséricordieux. Puis, il l’emmène vers un endroit où elle pourra avoir un trésor merveilleux à donner à sa mère pour son anniversaire. Diana entre dans un vieux labyrinthe qui se révèle être l’antre du Minotaure. Furieux d’avoir été dérangé, il cherche à abattre l’intruse mais Diana a beaucoup appris auprès d’Arès et parvient à le maitriser pour le plaisir du dieu qui vient la voir exécuter la sentence de mort mais notre princesse ne peut s’y résoudre provoquant la colère d’Arès qui part la laissant à la merci du monstre.

Brian Azzarello utilise ce numéro zéro pour nous raconter une tranche de vie de Diana et surtout sa relation avec Arès, dieu de la guerre qui semble être un personnage important de son run. L’intrigue en elle-même est assez simple. Le scénariste préfère travailler la relation entre les personnages et l’envie de son héroïne à être la meilleure guerrière par un sentiment d’infériorité lié à sa naissance. Il montre aussi que sa mère a mis rapidement en elle les graines de son humanité (comme la compassion) qui feront plus tard de Diana, Wonder Woman.
Depuis sa prise ne main du titre, j’adore les interactions entre les personnages ainsi que les nouvelles versions des dieux. Le lecteur peut ici y découvrir un Arès plus jeune pas aussi désabusé et qui semble chercher quelqu’un qui pourrait un jour prendre sa place.

Au dessin, Cliff Chiang est excellent comme toujours. J’aime autant son style. Par contre, c’est un peu dommage qu’il n’ait pas autant de personnages fantastiques à mettre en avant. La narration n’est pas exceptionnelle mais est d’une limpidité exemplaire.

Mon avis : Le duo Azza/Chiang continue de me ravir sur le titre que je trouve toujours aussi excellent.

Parution française dans Wonder Woman #03 aux éditions Urban.

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