Après une nuit de dur combat contre le crime, le dynamique duo rentre à la batcave. Alfred les attend comme à son habitude, une collation leur est donnée avant d’aller se coucher.

Damian rêve, il voit Alfred se noyer. Il se réveille en sursaut, un rouge-gorge est posé sur son lit. Il l’emmène vers son père qui est assis dans son fauteuil, une chauve-souris géante suçant son sang et par là même sa vie. Robin se réveille à nouveau en sursaut.

Alfred est majordome depuis de nombreuses années et dans ses songes, il se souvient des parents de Bruce et de cette fameuse nuit mais depuis ce qu’il a subi, lui et la famille des mains du Joker, il ne rêve que de lui et à ce qu’il souhaiterait lui faire. A son réveil en sursaut, Alfred éprouve une once de satisfaction car dans son rêve il a tué le joker pas de manière héroïque ou autre, non, il a juste débarrassé sa famille de son pire ennemi.

Bruce fait des cauchemars. Comme très souvent, ses parents sont présents mais il ne peut rien faire pour les sauver puis il doit affronter tous les tarés et autres psychopathes qu’il pourchasse depuis si longtemps maintenant. Bruce veut seulement la paix et la tranquilité mais il se rend compte que seul son fils peut vraiment le sauver. A son réveil, il se rend dans la chambre de Damian pour l’observer.

Damian rêve, il fait équipe avec son père et se bat à ses côtés. Tout va pour le mieux puis il profite tous les deux d’un lever de soleil. Il sait que c’est un rêvemais il ne veut pas s’en réveiller cette fois-ci.

Après un tire-in à l’histoire du Joker, Peter Tomasi part dans un épisode onirique qui fait le point sur ce qui vient de se passer et surtout sur son trio de personnages à savoir Damian, Alfred et Bruce. Chacun voit ses peurs et hantises au début avant de se rassurer et d’aller pour le mieux. C’est un numéro très touchant de la part du scénariste. Pas d’action, peu de dialogues, tout est porté par le talent de son compère

Patrick Gleason assure à lui seul la qualité de ce numéro. De par son style, l’ambiance et la narration, il rend cet épisode assez léger vraiment très bon. On y ressent la colère d’Alfred, la détresse de Bruce sauvé par son fils, la peur de Damian et son bonheur d’être au côté de son père. C’est vraiment un grand travail. Gleason sublime les histoires de Tomasi mais dans ce numéro, c’est bien plus que cela.

Mon avis : Un numéro plus que conseillé surtout avec le changement de statu quo dès le prochain épisode.

Parution française dans Batman Saga #19 aux éditions Urban.

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