Gotham City, manoir Wayne. C’est une nuit spéciale pour Bruce et il a décidé d’en faire profiter son fils qu’il retrouve à peine. Ensemble, ils se rendent à Crime Alley pour rendre hommage au jour oùles parents de Bruce ont été tués. C’est la première fois que Damian assiste à cet instant important pour son père. C’est aussi la dernière fois car celui qui est devenu le croisé de Gotham adécidé de préférereur vie plutôt que leur mort.
Alfred abrège le temps du recueillement car le duo dynamique doit se rendre à l’université de Gotham où des barres de combustible nucléaire ont été volées. Les deux héros arrivent à temps pour empêcher les voleurs de partir même si la communication ne passe pas bien entre eux.

Un autre soir à la batcave, Wayne se demande comment protéger Damian et lui enlever la programmation qu’il a eu toute son enfance. Il se dit qu’il ne va pas y arriver. Il continue pourtant d’emmener son enfant en patrouille. Ensemble, ils stoppent une nouvelle cargaison d’armes. Le chevalier noir y voit les améliorations de Robin et lui fait remarquer à sa manière. Le lendemain, il va acheter un chien et tombe sur un vieil « ami », Morgan.

Depuis la visite de Morgan, Damian ne sort plus en patrouille. Un soir, alors qu’il joue aux échecs avec Alfred, il perd et commence à s’impatienter. Batou lui dit d’être encore un peu patient mais ce n’est clairement pas le point fort de Robin car même le chien l’insupporte. Malgré les ordres, le jeune prodige décide de partir patrouiller. Il tombe sur deux petites frappes qui s’en prennent à un couple. Il libère alors toute sa frustration sur les deux hommes. Au dernier moment, il parvient à se contrôler. Un homme apparait et lui demande de les achever. Robin repart à l’attaque mais est très rapidement maîtrisé. Batman arrive à son tour pour sauver son fils de Morgan. Aveuglé et non préparé, Bruce est assommé à son tour.
Nos deux justiciers se retrouvent attachés dans un cinéma en plein air. L’ancien ami de Bruce veut savoir pourquoi il ne tue pas ces adversaires et ce qui rend Wayne meilleur que les autres. Cette discussion permet à Alfred de les localiser et de leur permettre de s’échapper.
A leur retour dans la batcave, Damian et Bruce se disputent au sujet de Morgan, de ce que cache Bruce à son fils et de la confiance entre eux. Le ton monte et le fils de Talia finit par quitter la pièce pour aller promener le chien qu’il nomme Titus. Morgan l’attend et Damian finit par le suivre.

Grâce à Titus, Bruce retrouve le message de son fils lui annonçant qu’il s’en va. Alfred découvre de macabres dessins et les deux hommes se disent qu’ils ont échoué. Bien qu’attristés, ils ne sont pas pour autant résignés. Bruce se lance à la recherche de son fils et se rappelle que sa rencontre avec la famille Ducard, comment Morgan fut entraîné par son père et vaincu par Wayne.
Dans la ville, Personne (le nom que se donne Morgan) et Robin se rendent dans une ambassade pour s’en prendre à l’ambassadeur qui fait du trafic d’esclaves. Batman l’apprend mais trop tard car ils se sont déjà envolés emportant avec eux le diplomate, Robin ayant gagné la confiance de Personne. Il doit cependant dévoiler son jeu plus vite que prévu lorsque Morgan veut faire disparaitre le diplomate.
Damian active sa balise et combat son nouvel ennemi mais le combat devient viteune séance de torture. Damian, bien que très bien entraîné, n’est pas du tout au niveau de Ducard. Batman se voit contraint de rouler pied au plancher pour retrouver son fils tout en l’entendant hurler sous les coups de Personne. Notre héros arrive finalement et engage un affrontement brutal pour sauver son fils. Au prix d’un combat très physique, Bruce est sur le point de perdre le contrôle mais la vue de Damian l’empêche de commettre l’irréparable. Ligoté et battu, Morgan chuchote à Damian qu’il reviendra pour les tuer tous. L’enfant entraîné par les assassins fait alors ce qu’il pense devoir faire et tue Personne.

Peter Tomasi reprend la série Batman & Robin créée par Morrison. Le scénariste a déjà fait une petite incursion sur le titre lors de la précédente série où il a écrit un arc. Il devait reprendre par la suite mais l’arrivée du New 52 a changé les choses en partie et au lieu de se lancer dans la précédente version, il a attendu la relance du titre. Tout cela ne change pas grand chose puisque l’univers Batman fut peu touché par le reboot de l’univers DC.

Tomasi commence avec un long arc en huit parties. Les histoires longues sont à la mode en ce moment et malheureusement, la plupart est bien vide d’intérêt et pourrait être plus courte. Heureusement pour le cas qui nous intéresse, ce ne l’est pas . Tomasi joue habilement avec son intrigue faisant du premier épisode un quasi one-shot annonçant le reste. Il fait monter la sauce et les enjeux avant de finir dans un combat dantesque puis finit sur une belle conclusion. Bref, c’est le bonheur absolu au niveau du rythme. En plus de ça, Tomasi joue brillamment de la relation entre Damian et son père, rendant le fils Wayne plus détestable que la version de Morrison. Les relations sont très tendues entre les deux personnages pour aller au clash avant un rapprochement. L’ensemble est très bien géré et les dialogues sont savoureux. Alfred est lui aussi très présent même si cela ne se voit pas de primes à bord. Il est aussi très important puisqu’il s’occupe aussi d’être une figure paternelle pour le dernier Robin.
Tomasi a préféré restreindre le casting pour mieux se concentrer sur les relations père/fils et non pas parce qu’il ne sait pas explorer un gros casting (regardez ses GLC pour vous en rendre compte) et c’est un succès.

Tomasi, comme beaucoup de scénaristes actuellement, revient sur le passé de Bruce Wayne tout en créant un nouveau personnage, en l’occurrence, un vilain. Il est dommage que son usage ne soit qu’unique car il y a là un fort potentiel, surtout que Ducard n’est là que pour faire avancer le personnage de Robin et lui faire prendre conscience de ce qu’il pourrait devenir. Bien que ce soit un personnage « jetable », le scénariste prend le temps de l’installer et n’en fait pas une coquille vide.

Au niveau de l’action, les fans apprécieront plus certains épisode faisant la part belle à du combat alors que d’autres (le dernier notamment) sont composé de scènes de dialogues.

Patrick Gleason est le dessinateur qui à le plus accompagné Tomasi, le duo a été remarqué sur Green Lantern Corps et j’étais curieux de voir ce que pourrait donner le dessinateur sur un titre urbain. Batman & Robin est tout de même l’opposé du space opera qu’est l’univers des policiers verts. Je dois dire que j’ai été bluffé. Gleason est aussi à l’aise car ses planches sont superbes et ses personnages très expressifs, mention spéciale à Alfred qui semble toujours avoir une petite mimique imperceptible derrière son visage de marbre. Comme toujours, le dessinateur est bon au niveau de l’action comme pour les scènes plus intimistes.

Mon avis : Au final la série est au top que ce soit avec Morrison ou avec le duo Tomasi/Gleason et j’ai vraiment hâte de lire la suite. Bien que ce volume deux soit la suite directe du premier, c’est très accessible pour les nouveaux lecteurs.

Parution française dans Batman Saga #01-08 aux éditions Urban.

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