Peter Stanchek a dix-huit ans et son meilleur ami est Joe. Ils se sont rencontrés tout les deux en hôpital psychiatrique. Joe parce qu’il est bipolaire, Peter parce qu’il a des problèmes autres. Il a des pouvoirs. Il peut entrer dans l’esprit des gens et entendre les pensées d’autrui. Malheureusement pour lui, seul les médicaments lui permettent de ne plus entendre ceux qui l’entourent.
En cavale, les deux amis se rendent dans la maison d’enfance de Peter. Très vite, Joe se fait arrêter. Peter lui retrouve une fille qu’il a aimé pendant son enfance mais les sentiments ne sont pas réciproques. Blessé, notre jeune garçon se sert de ses pouvoirs pour se faire aimé.
Le soir même, notre héros voit un chien qui lui parle puis l’emmène dans une projection mentale. Peter fait alors la recontre de Toyo Harada. Il lui explique ses pouvoirs, d’où ils viennent et ce qu’il devrait en faire. Harada tente de recruter Peter. Leur conversation est interrompue par le retour de Joe qui lui dit que Tull (celui qui les pourchasse) arrête. Bien évidemment, il n’en est rien et le pauvre Joe a été simplement suivi. La situation se complique vraiment et Peter fait alors usage de pouvoirs très puissants qu’il a du mal à contrôler. Seule l’aide d’Harada lui permet de s’en sortir. Suivi de sa copine et de Joe, Peter quitte les lieux dans un van d’Harbinger. Une fois loin de la scène, Peter rend à sa copine sa vraie nature puis se voit aussi séparé de son meilleur ami.

Harbinger est le nom d’un programme secret du conglomérat Harada. Il s’agit en réalité d’une école pour jeunes à super-pouvoirs. Peter en est la dernière recrue. Il rencontre son nouveau maitre qui peut neutraliser les pouvoirs, une psy qui lit dans les pensées et peut faire ramener de vieux souvenir enfouis et de nouveaux camarades. Pour Stanchek, tout est loin de très bien se passer. Son nouveau prof est froid, la psy lui fait revivre des heures très douloureuses de son enfance et à la cantine, il se bat contre des élèves.
Après un mois, Peter est toujours aussi isolé, il maitrise mal ses pouvoirs et devient vite trop violent en les utilisant. Malgré tout, il apprend à mieux les maitriser mais seul. Harada décide de lui faire passer un autre test, celui d’activer une jeune fille aux pouvoirs latents. L’expérience est traumatisante et ne semble pas concluante. Plus tard dans la soirée, Peter parle avec Joe ou en tout cas une hallucination ayant cette forme. Bien décidé à retrouver son ami, Peter décide de s’enfuir et y parvient avec l’aide de Livewire qui ne l’aime pas et pense que sa place n’est pas parmi eux.
Dans un squat, Joe retrouve son ami mort. Ingrid la psy vient le chercher et tente de le réconforter mais très vite, Peter comprend que sa mort à été mise en oeuvre par Harada. Fou de colère, le jeune Stanchek se retourne alors contre ceux avec qui il a passé ce dernier mois. Il tue Ingrid puis son sensei qui lui bloquait ses pouvoirs, s’en prend à Harada mais n’arrive pas à la vaincre. Il est pourtant sauvé par Livewire qui voit en lui la seule personne capable de s’opposer à Harada, son maître et c’est la jeune Faith dont il avait tenté d’activer les pouvoirs qui l’aide à s’échapper.

Je ne connais ni la série d’origine ni le scénariste Joshua Dysart. Je dois dire que si la suite est du même niveau, on va avoir un futur bon scénariste. En cinq épisodes, Dysart explique son monde, le développe, l’entoure de mystères et crée une belle galerie de personnages. C’est dense et bien écrit de la part de Joshua. La filiation avec les X-Men était déjà présente dans le premier volume et l’est encore dans cette nouvelle série mais de manière plus actuelle tout comme le traitement des super-pouvoirs qui me semble plus ancré dans le réel.

Les personnages sont attachants, même ceux que l’on voit peu. Le scénariste prend bien le temps de les présenter et de par leur dialogue, nous font comprendre qui ils sont (certes, le développement n’est pas le même pour tous mais on peut voir facilement les archétypes utilisés).
L’univers est bien développé ainsi que de nombreuses intrigues et sous-intrigues. La violence est très présente et le sang gicle un peu trop. Même si je pense que le scénariste aurait pu en mettre moins, l’ensemble me parait logique au vu des traumatismes subis par le héros.
Action mais aussi réflexion et développement de l’intrigue, l’ensemble est très bien mixé par Joshua Dysart.

Au dessin, de nombreux artistes se succèdent avec un style assez proche, ce qui permet de limiter l’impression de changement de styles. On retrouve donc Khari Evans, Lewis LaRosa, Matthew Clark et Jim Muniz. Ensemble, ces dessinateurs fournissent des planches bien remplies avec un style très sympa à regarder même s’il y a beaucoup trop de cases en 16/9ème.

Mon avis : Un très bonne série qui passe largement devant beaucoup d’autres et dont j’ai hâte de lire la suite.
Parution française dans Harbinger #01 : L’éveil de l’oméga.

 

Catégories