Colline de Polenza en 402, les romains affrontent les Wisigoths qui malgré le courage et la volonté de fer d’un de leurs chefs Aric se trouvent en infériorité numérique et matérielle. Le combat est sanglant et ils doivent battre en retraite au grand dam d’Aric. Une fois rentré au camp, il est l’heure de pleurer les disparus. Notre guerrier vient de perdre son père quand il entend qu’une patrouille romaine a été détectée aux abords du camp. Aveuglé par la colère et la rage, Aric part les affronter avec un petit groupe. Hélas pour lui, ce ne sont pas des romains mais des êtres bien plus dangereux provenant de l’espace avec un matériel bien plus à la pointe que de simples épées. Ils sont capturés et emmenés sur le vaisseau alien tandis que certains bébés sont remplacé par des extraterrestre.

Commence alors pour Aric et ses compagnons une longue vie d’esclavage où notre guerrier perdra même une main. Un jour, l’heure de la révolte sonne et les esclaves terriens parviennent à se libérer de leurs geôles. Ils se ruent dans une salle qui contient une armure de combat digne de rites religieux. Aric l’a met au désespoir des prêtres. Avec ses nouveaux pouvoirs, il peut mener les siens vers la liberté mais n’y arrivera pas. Les gardiens plus nombreux ont eu les siens et le projette dans l’espace. A moitié inconscient, il rêve de Rome et son armure l’y emmène. Il atterrit dans un monde qui a évolué pendant des siècles. L’empire n’existe plus, les Wisigoths non plus.

Robert Venditti relance X-O Manowar l’une si ce n’est la plus célèbre série de l’univers Valiant. Le scénariste prend son temps et ces quatre numéros ne sont vraiment qu’une brève introduction à l’univers de ce guerrier qui revient chez lui mille six cents ans trop tard.

L’intrigue est assez légère mais la galerie de personnages est assez intéressante même s’ils sont pour le moment assez caricaturaux. Il ne se passe vraiment pas grand chose durant l’histoire mais j’ai trouvé que Venditti a su donner du rythme à l’ensemble, rendant le tout assez agréable à lire. C’est pas exceptionnel mais ça reste correct.

Cary Nord est un habitué des barbares vu qu’il a travaillé sur Conan pendant un moment. Son style colle parfaitement au début de l’histoire. J’avais des doutes sur la suite et il n’en est rien. Cary est vraiment en forme et nous livre de très jolies planches bien fournies en arrière-plans, une vraie réussite à ce niveau.

Mon avis : Ça commence très doucement mais ce n’est pas désagréable. Il faudra voir la suite pour un peu mieux juger.

Parution française dans X-O Manowar #01 : L’armure de Shanhara aux éditions Panini.

 

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