Jason a enfin réussi. Depuis qu’il a entrepris le désarmement nucléaire, il peut enfin contempler son oeuvre. Des milliers de têtes nucléaires sont cachées dans une faille impossible à atteindre par n’importe quel moyen. Il faut être un homme volant pour y parvenir. A chaque fois qu’il prenait les armes de destruction massive d’un pays, il n’en laissait qu’une pour chaque. Après de nombreuses années, les dirigeants ont enfin compris et ont voté pour ne pas reconstruire d’autres armes, une seule restant tout de même quelque chose de suffisamment puissant pour être dissuasif.
Il n’a pas le temps de se réjouir car un message de Brody lui dit qu’ils ont trouvé un moyen de les blesser et que Jerry en est mort. Il est désormais une cible mais il n’est pas le seul. Jason comprend l’allusion et vole le plus vite qu’il peut au chevet de Matthew toujours dans le coma. A son arrivée, il est ciblé par la machine et il perd en partie ses pouvoirs. Etant le plus fort d’entre tous, il lui en reste un peu mais il n’est plus invulnérable. Il défend chèrement sa peau et celle de son ami mais il ne peut rien faire. Au dernier moment, Matt se réveille. Il est l’incarnation de la rage. Sans un bruit, sans un mot, sans aucun remords, il les détruit tous. Puis il se rend au chevet de Jason, son ami qui lui a parlé toutes les nuits pendant de nombreuses années. Ce dernier meurt dans ses bras mais pas avant de lui avoir dit où trouver ce qu’il faut pour incriminer le gouvernement.

JMS continue sur sa lancée et plutôt que de laisser partir Jason dans de lentes souffrances, il lui offre un dernier chant du cygne qui permet aussi de ramener Matthew. Cet épisode est dans la même veine que les précédents. La voix off qui raconte tout semble réduire l’impact des évènements et la puissance qu’ils peuvent avoir. Ce numéro se lit vite mais reste tout de même bien fait.
On retrouve les même thématiquescomme l’idéalisme et le fait qu’une personne peut changer le monde. Ici, Jason permet le désarmement nucléaire à lui tout seul faisant comprendre sans violence que les pays n’ont pas besoin d’autant d’armes de destructions massives. Une fois son oeuvre achevée, il laisse la place à un autre. Avec Matthew, JMS s’attaque aux institutions américaines et au fait qu’elles ont exploité la peur des gens pour faire ce qu’elles souhaitaient. On peut voir une charge contre le gouvernement et sa guerre en Irak qui n’avait rien à voir avec les attaques du 11/09. D’ailleurs, Bush Jr est montré et traité de menteur.

Brent anderson fait dans la symbolique que ce soit dans la couverture où Jason est enroulé dans le drapeau américain comme un soldat mort pour son pays ou à la fin de l’épisode qui reprend le même système.
Il est comme toujours excellent et c’est un plaisir de voir ses planches.

Parution française dans Rising Stars #10 aux éditions Semic et Rising Stars Acte III aux éditions Delcourt.