Le temps passe mais certaines choses ne changent pas. Depuis qu’il est dans le coma, suite au combat contre Maas Critique, tous les soirs, Matt reçoit la visite de Jason. Chaque soir, il lui raconte ce qui se passe dans le monde et ce que font ses vieux amis. Il lui parle des spectacles de Chandra et des milliards de fonds qu’elle a pu engranger pour aider les plus démunis. Brody Kempler, lors de leur enfance, ne semblait pas être un des leurs car il ne faisait rien d’extraordinaire. Au final, il s’avère bien être un spécial. C’est le plus grand génie existant il a fait des annonces qui vont changer le monde. Jason est même allé le voir pour lui parler de son cas ainsi que celui de Matt mais il ne semble pas avoir de solutions à proposer.
Jason parle ensuite de ce qu’il a fait, de sa famille puis revient sur Randy qui vient de prononcer un discours à l’ONU pour leur demander de faire ce que font beaucoup de personnes maintenant grâce à lui, vivre sur leur perron et regarder sans rien laisser passer de ce qu’ils voient dans leurs villes, aider leur voisinage au lieu de ne regarder que la TV en faisant l’autruche. Grâce aux gens eux-même et au combat de Ravenshadow, les rues de la plupart des grandes villes des Etats-Unis sont redevenues saines et sans danger pour les gens.
John est lui caché au Mexique travaillant sur un projet qui semble bien secret.

Dans les dédales des couloirs de l’armée, Paulson peaufine avec l’aide des militaires une nouvelle arme pour enfin tuer les spéciaux.

Il s’est passé quatre mois entre ce numéro et le précédent. Du coup, JMS a décidé de faire un saut temporel dans son intrigue, ce qui est une bonne chose car on peut voir les personnages continuer de vieillir ainsi que les résultats de leurs actions. Malheureusement, ça veut dire aussi un épisode récapitulatif et ce qui est en partie le cas de deux précédents. Sauf qu’ici, pas d’intrigues au premier plan et de résumés au second car ce dernier et l’évolution de la condition de Jason forment l’intrigue principale. J’ai bien aimé l’idée de nous la faire découvrir au fur et à mesure. Avoir indiqué une fuite il y a déjà deux numéros n’aide pas à préserver le suspens et on se doute bien de quelque chose d’horrible. Dommage car la surprise aurait pu être agréable.
JMS a déjà utilisé ce type d’ellipse temporelle lors du passage de la première partie à la seconde et je l’avais trouvé plus inspiré car le côté journal et les changements très nombreux avait rendu le tout intéressant. Ce numéro vient trop tard et il aurait fallu le placer avant. Surtout, il fait moins dense même si c’est toujours bien écrit. J’ai trouvé que c’était tout de même en légère baisse. On voit que Stracz est occupé ailleurs à cette époque avec la relance de Babylon 5 et les débuts de Jeremiah à la TV.

Brent Anderson est toujours aussi bon. J’adore son style old school avec des personnages très réalistes et des planches bien pleines mais pas surchargées. Certes je le trouve un cran en dessous de ses Astro City mais ça reste toujours de la très bonne qualité.

Parution française dans Rising Stars #09 aux éditions Semic et Rising Stars Acte III aux éditions Delcourt.