Les spéciaux continuent leurs oeuvres. Certains changent le monde de façon radicale comme Jason ou avec violence comme Jerry et Ravenshadow qui s’en prennent au crime. D’autres utilisent leur pouvoirs pour la reconstruction, la création d’emploi ou la livraison de médicaments à moindre coût. Ils s’investissent tous mais pas forcément à grande échelle mais leurs actions ont toutes le même but.

Poète est en Israel. Ce pays l’inspire par la richesse de son histoire et les grands noms qui y sont liés. Pourtant, aujourd’hui, le pays est loin d’être un lieu de prière et de dévouement. Il est aussi un endroit dangereux ou les hommes n’arrêtent pas de se battre pensant que leur croyance est supérieure ou meilleure à celle du voisin.
Il attend patiemment la venue de la seule qui lui fasse peur, Laurel Darkhaven. Elle est une tueuse à la solde du gouvernement depuis de nombreuses années. Son pouvoir sur les petites choses lui permet de tuer n’importe qui en pressant la carotide sans que cela passe pour un assassinat.
Aujourd’hui, elle est lassée et veut aussi changer le monde. Son plan est simple, détruire toutes les reliques religieuses surtout en Israel pour qu’ils arrêtent de s’entretuer et s’allient contre un ennemi commun. Poète lui suggère une autre voie qui s’avère tout aussi fatale. Grâce à son pouvoir, elle pourrait faire remonter une bonne terre et transformer cette partie du monde aride en un endroit fertile pour les générations à venir. La jeune femme prend vite sa décision et se met au travail. L’effort est insupportable et Poète la soutient tout le temps. Laurel décède mais elle à rendu le monde meilleur à bien des égards, bien que personne ne le sache, travaillant une fois de plus dans l’ombre mais oeuvrant pour le bien de tous.

JMS continue de mettre ses personnages à l’oeuvre pour un monde meilleur. Il a montré les grands coups de trois de ses héros et en arrière-plan, il explique ce que font les autres. Mais ici le plus important est la religion, le combat stupide que se livre chaque faction et comment améliorer leur sort. J’aime beaucoup cet épisode sobre, simple, sans trop de pathos et pourtant émouvant montrant un assassin qui tente de se racheter au prix de sa vie. Le tout est très bien fait. Les dialogues font mouche.

Brent Anderson est parfait pour ce type d’épisode. Son style sobre et naturel colle très bien. Une belle réussite aussi de ce côté.

A noter que le hasard du calendrier fait que ce numéro est sortit en Septembre 2001. La coïncidence est dommageable mais certains pourront y voir la réponse de Stracz au fanatisme.

Parution française dans Rising Stars #08 aux éditions Semic et Rising Stars Acte II aux éditions Delcourt.