Raymond Garrison est un soldat et il doit la vie à Apanewicz qui l’a libéré il y a des années. Quand on lui demande d’aller le secourir, Ray ne peut refuser. Mais Raymond est-il qui il croit être ? Car lorsqu’il saute en parachute, ce n’est plus un être humain, mais un homme à la peau blanche comme la craie. Une bombe le fait exploser mais son corps se régénère. Il poursuit sa mission comme si de rien n’était. Au moment où il libère son ami, il voit son fils lui dire qu’il va encore mourir, ce qui arrive dans le seconde.

Notre soldat se réveille attaché dans un labo. Un homme se présente à lui comme le docteur Kuretich. Il lui explique que ses souvenirs sont faux, qu’il a plusieurs familles, que ceux qu’il croit secourir ne sont pas ses amis. Il s’adresse à ceux qui contrôlent notre héros qui semble se nommer Bloodshot. Il explique qu’il est temps de se rebeller et de montrer au monde les missions de Bloodshot et il lui dit la vérité lui montrant que toute sa vie n’existe pas. Celui qui croyait s’appeler Raymond ne veut pas le croire et parvient à se libérer. Kuretich le laisse partir car ils ont eu ce qu’ils voulaient. Bloodshot appelle son agent de liaison pour quitter le théâtre des opérations mais sa surprise est des plus grandes car il est abattu par ceux venir le sauver.

A son réveil, il est dans un avion militaire et des projections de sa femme et de son fils lui disent de se sauver, ce qu’il parvient à faire non sans dommages. Le pilote de l’avion meurt dans l’affrontement et un crash arrive.

Bloodshot reprend conscience dans une ambulance et parvient à se régénérer une fois de plus. Avec l’aide de l’infirmière, il se rend chez celle qu’il pense être sa femme pour découvrir ce qui lui est arrivé mais les réponses ne sont pas celles qu’il attendait. La jeune femme ne sait absolument pas qui il est et encore moins pourquoi il la connait.

Le projet Elevation qui dirigeait Bloodshot a compris que la perte de leur tueur allait être un très gros problème. Plutôt que de tenter de le récupérer pour lui laver le cerveau une fois de plus, ils sont décidés à utiliser les grands moyens pour l’abattre. Ils sortent de sa cellule une jeune femme avec des pouvoirs sur l’électricité qui pourra mettre en berne les nanomachines présentes dans le corps de Bloodshot. Ce qu’ils n’avaient pas prévu est que l’infirmière allait aider Bloodshot à s’en sortir et que que leur nouvelle arme allait se retourner contre eux.

Duane Swierczynski n’est pas un scénariste que j’apprécie. J’ai lu son long run sur Cable où ce héros voyageait dans le temps en élevant Hope tout en échappant à Bishop et il me semblait que ça ne se finissait jamais. L’ensemble était vide et bien long.
Quand Valiant a annoncé le relaunch de tout son catalogue, j’ai hésité à prendre se titre me souvenant avec frisson de l’enfer que j’avais subi en lisant Cable. Eh bien, je dois dire que c’est très différent. Certes, il y a peu de fonds et la densité scénaristique s’étiole dès le second épisode mais je dois dire que je ne me suis pas ennuyé. Le premier numéro est dense et riche en révélations, un peu trop même. Les autres sont tout aussi denses, Duane laissant la part belle à l’action.
Bloodshot est donc une sorte de Lobo aux cheveux courts et plutôt typé militaire que mercenaire rock’n’roll. La base visuelle du personnage reste la même. Ça défouraille à tour de bras et le scénariste s’amuse à tuer le héros aussi souvent que possible, donnant un petit côté Tex Avery à la série. Niveau histoire globale, Bloodshot a la mémoire qui est tripatouillée par une agence et veut s’en sortir, ce qui est déjà vu et revu mais comme il y a beaucoup d’action et qu’il semble y avoir du potentiel avec d’autres personnages du même type, ça peut être intéressant sur la longueur.

Au dessin, Manuel Garcia et Arturo Lozzi s’occupent de tout. L’un fait les flashbacks et l’autre la partie actuelle. C’est assez sympa graphiquement. Ce n’est pas à tomber par terre mais honnêtement fait.

Mon avis : Pour un relaunch et ne connaissant pas l’original, j’admets avoir été suffisamment charmé pour continuer la suite. Ce n’est pas LE titre Valiant par excellence (c’est pour ma part Archer & Armstrong) mais c’est pas si mauvais non plus.

Parution française dans Bloodshot (Vol.1) : A feu et à sang chez Panini).