Après le combat au Mont St Michel, Glory et ses amis emportent leurs affaires et partent pour la petite ville de Buc en région parisienne. Ils doivent y retrouver un vieil ami de Glory. La capitale de la France n’est pas une visite touristique pour notre guerrière car elle part y chercher une alliée et un membre de sa famille, sa soeur. Cette visite rend notre héroïne nostalgique. Elle se rappelle de sa vie étant jeune, de sa rebellion envers sa mère et du rôle qui lui était dévolu. Elle se souvient de sa petite soeur qui quitta elle aussi leur planète natale pour aller sur terre mais pas dans le même but.
Gloria et Riley servent d’appats et quand Nanaja apparait, Glory agit. Les deux soeurs s’affrontent violemment et le combat s’achève faute d’opposants.
Henry les soigne et pendant qu’elles récupèrent de leurs blessures, elle font une paix temporaire le temps d’affronter leur père. Ce dernier est inquiet tout comme sa femme. Ils n’ont plus trop de plan et ils ne savent pas comment annoncer à leurs deux filles la venue d’une petite nouvelle.

Joe Keatinge continue son petit parcours et après la grosse baston du dernier, arc il repart sur des bases plus soft en développant le personnage de Glory qui prend plus d’ampleur et sa famille. Il y a beaucoup de scènes de flashback qui nous présentent plus Nanaja et les différences entre les deux soeurs. L’intrigue avance donc peu mais on plonge avec plaisir dans les relations présentes et passées de notre héroïne. Keatinge prouve qu’il sait très bien gérer ses scènes donnant beaucoup d’épaisseur à ses personnages tout en rendant le tout intéressant. Bien sûr, il y a quelques combats bien gore restant dans la continuité de la série.

Ross Campbell n’est plus seul aux mannettes. Il est aidé par Roman Muradov pour le second épisode. L’artiste s’occupe des flashback. Muradov a un style aux antipodes de celui de Ross et c’est tant mieux car il donne un caractère spécifique à cette partie qui se passe dans le Paris des années vingt avec Ernest Hemingway.
J’aime toujours autant le style de Campbell qui sait se montrer gore quand il le faut mais qui est aussi très à l’aise dans les moments très calmes. Sa représentation de Glory est toujours aussi imposante physiquement bien loin des standards des comics actuels où les femmes sont toutes des canons avec de longues jambes et une forte poitrine.

Mon avis : Je suis toujours aussi fan de ce relaunch qui se passe en France, ce qui fait du bien à mon côté chauvin. Ce n’est pas aussi barré que Prophet qui a été lancé en même temps. C’est plus violent mais aussi plus accessible. Dommage que cela n’ait pas fonctionné. Il ne reste plus qu’un arc avant la fin.