Il y a dix mille ans dans l’ancienne Mésopotamie, Ivar et son frère Aram ont un différent sur l’utilisation d’une machine qui s’appelle le Don. Ivar veut l’utiliser tandis que son frère ne veut pas lui expliquant que c’est une erreur et que cela ne ramènera pas leur autre frère. Ivar ne veut rien entendre et finit par enclencher la machine. Le monde changea alors du tout au tout. C’était un mardi.

Aujourd’hui le jeune Obadiah Archer se bat contre ses frères et sœurs dans un dernier test organisé par ses parents. Le but est de leur prouver qu’il est prêt à effectuer la mission qui lui est dévolue. Après un rapide combat, Obie est félicité et se voit confier sa mission. Elle est simple. Il doit tuer celui qui ne doit pas être nommé et qui se trouve à New-York. Pour l’aider dans sa mission, ses parents lui donnent un artefact qui l’aidera à le trouver. Le jeune Archer quitte donc sa famille et le parc d’attractions dans lequel il vivait cloitré pour découvrir le monde. Bien que tout semble différent et perverti aux yeux du jeune Obie, il se rend compte de nombreuses différences avec l’endroit où il vivait.

L’artefact le mène dan un bar. Il y voit une jeune fille refuser d’enlever son soutien-gorge pour l’accrocher au bar, une tradition, malgré les demandes insistantes de son ami. Selon ses principes, Archer lui vient en aide sauf qu’il a tout faux. La jeune fille minaudait et voulait juste se faire prier encore un peu. Une bagarre éclate rapidement et la tenancière est obligée d’envoyer son videur du nom d’Armstrong. Ce dernier se trouve être la cible d’Archer et aussi Amar. Les deux hommes se battent mais aucun ne peut prendre le dessus sur l’autre. Archer est trop rapide pour qu’Armstrong puisse le toucher. A l’inverse, la puissance d’Amar et sa corpulence empêchent notre héros de lui faire vraiment mal. Leur affrontement tourne court quand ils sont enlevés par des gens costumés. A leur réveil, ils sont enfermés. Armstrong est attaché mais pas Archer qui peut utiliser ses talents pour s’évader laissant seul son compagnon. En errant dans les couloirs, il tombe sur une réunion d’hommes adorant un veau d’or. Ils sont en grande conversation avec les parents d’Obie qui veulent récupérer l’artefact que leur fils a perdu. Ses parents expliquent à la secte de Wall Street que leur fils est un raté.
La trahison fait mal à Obie qui voit sa vie, ses principes, son éducation s’écrouler, le pire restant ce qu’on dit ses parents. Entraîné depuis son enfance à être un assassin, il réagit de la seule façon qu’il puisse trouver, par la violence. Il affronte les forces et les membres de la secte de Wall Street avant de se retourner verbalement contre ses parents.

De son côté, Amar en a marre d’être attaché et décide de se libérer lui-même. Après avoir retrouvé sa sacoche, il se décide à partir puis il hésite à laisser l’enfant à son triste sort. Finalement, il part le chercher.
Archer est attaché et prêt à être sacrifié mais les paroles réconfortantes de celui qu’il prend pour Dieu lui donnent la force de continuer et de se sortir du sacrifice dans lequel il est empêtré. Les deux hommes se retrouvent et font équipe pour récupérer les artefacts et contrecarrer les plans de la secte dont font partie les parents d’Obie.
Leur nouvelle destination est Rome. Ils y retrouvent une sœur du nom de Tommy qui est une amie d’Armstrong. Avec son aide, ils vont vers une sculpture de Léonard de Vinci qui était un ami de notre homme immortel. A eux trois, ils découvrent un mécanisme secret pour accéder à une pièce cachée sous le vatican. Ils y affrontent les sœurs de la noirceur perpétuelle, des nonnes ninja qui vénèrent Lilith. Après s’être débarrassé d’elles, notre trio trouve de nombreuses choses comme de l’alcool pour Armstrong qui s’empresse de goûter le vin, des livres ésotériques qui soit ne sont pas sensés exister ou devraient avoir été brûlés lors de l’inquisition. Après une énième dispute entre Armstrong et Archer, le jeune Obie part à la recherche de l’artefact seul laissant son compagnon cuver. Il retrouve alors la femme qu’il aime secrètement, Mary-Maria. Les retrouvailles sont heureuses mais de courte durée car la jeune femme ne croit absolument pas Obie et voit surtout quand Armstrong apparait qu’il a trahi la secte. Mary-Maria réagit avec instinct et violence.
Tommy fait les frais de cette violence et meurt dans les bras d’Obie lui faisant promettre de rester avec son ami car ils sont bénéfiques l’un pour l’autre.

Nous revoilà un mardi (autant dire que ça sent pas bon) et au Tibet dans un monastère tenu par des moines qui semblent bouddhistes en apparence si ce n’est leur petite moustache portée par un célèbre dictateur allemand nous donnant une idée de ce qu’ils sont vraiment. Ces derniers ont déjà commencé à réactiver le Don. Les parents d’Obie arrivent avec les différents artefacts et ensemble, ils sont prêt à mettre la machine en marche.
A l’écart, nos deux héros observent ce qui se passe dans le temple afin d’agir au mieux. Ils tentent d’y aller, suspendus par un filin mais le poids d’Amar les empêche d’accomplir cette tâche. Heureusement pour eux, ils se retrouvent devant une entrée secrète que connait Armstrong. Ils affrontent des gardes avant d’arriver dans la salle principale mais trop tard car la machine est déjà activée. Elle provoque la mort de tous et avec l’aide d’Ivar (qu’Obie prenait pour Dieu), le jeune garçon éteint la machine, mais trop tard, ses parents sont morts et sa petite amie a disparu.

L’équipe d’Incredible Hercules se reforme (moins Greg Pak) pour relancer une ancienne série du label Valiant, Archer & Armstrong. Fred Van Lente le scénariste réutilise la même formule que sur Herc’ à savoir un héros immortel qui aime profiter de la vie dans tous les sens du terme et un héros plus jeune et un peu plus coincé. La sauce fonctionne toujours autant mais à la différence de la série chez Marvel, ici Obadiah n’est pas juste un génie, c’est avant tout un combattant entraîné depuis son plus jeune âge. C’est son innocence qui fait le décalage humoristique avec le vieux briscard qu’est Armstrong.
Au niveau de l’intrigue, le scénariste multiplie les références au Da Vinci code et utilise la conspiration pour faire avancer la recherche de la machine. Van Lente brasse de nombreuses idées comme l’immortalité, la conspiration, les différentes religion, les nazis (qui font toujours de bons méchants)…
Pas de temps morts dans ces quatre épisodes très denses. L’action est très présente ainsi que l’humour mais l’intrigue est aussi très bonne. Pour ma part, c’est une vraie réussite de la part de Van Lente qui semble retrouver son meilleur niveau libéré des contraintes des ventes de Marvel. Le scénariste enchaine avec joie les péripéties, les retournements de situations et les personnages.
Ne connaissant pas la première série, je ne pourrais dire la fidélité envers cette dernière. Par contre, je peux vous assurer que c’est très reader-friendly et qu’il n’y a pas besoin de la connaître pour plonger dans l’aventure.

Les personnages sont très bien décrits et leur rôle fait penser aux buddy movies des années 1980 en moins sombre.

Une vraie réussite avec peut-être un petit goût trop prononcé d’Incredible Hercules mais ce n’est pas vraiment grave tant la série est bonne.

Au dessin, c’est Clayton Henry qui officie. Le dessinateur est un vétéran. Son style est assez classique et ne sort pas des sentiers battus mais c’est un très bon faiseur qui sait donner vie à ses personnages que ce soit au niveau des expressions ou des combats très vifs. Les pages sont pleines de décors et son style assez clair ajoute à la légèreté du titre.

Mon avis : Alors que la sinistrose continue sur de nombreux titres de la production actuelle, c’est un réel plaisir de lire quelque chose de plus léger mais avec plein d’idées. Archer & Armstrong est un titre prometteur que je conseille fortement.

Publication française dans Archer & Armstrong #01 : Le Michellangello Code aux éditions Panini Comics et dans Archer & Armstrong (l’intégrale) parut chez Bliss Comics.