Cathy est une des spéciales de Pederson. Elle les a côtoyé et les a vu tester leurs pouvoirs. Elle a grandi avec eux mais n’a aucun pouvoir. Elle travaille dans une entreprise et a un livre avec les souvenirs de ses amis pour qu’elle raconte aux gens combien les spéciaux peuvent être aussi normaux que les autres.
Ce soir, elle conte son histoire à Harold. Comme souvent, les gens veulent connaître plus Matthew Bright, le premier flic des Etats-Unis. Comment est-il devenu policier alors qu’aucun spécial n’en avait le droit ?
Puis, vient le tour de Jacob Polachek. Lui aussi n’était pas un spécial mais il le croyait vraiment et est mort en le prouvant. Les histoires se suivent comme celle de Paula Ramirez, la célèbre chanteuse. Harold boit les paroles de Cathy mais leur soirée est interrompu par un des ami de la conteuse. Pourtant, elle décide de rester avec Harold. Elle finit par lui parler d’elle et de Jason qui deviendra Flagg. A cette époque, il est déjà une célébrité parmi les siens, celui dont on veut devenir l’ami et avec qui toutes les filles rêvent de sortir.
Puis Cathy revient à d’autres spéciaux comme Randy Fisk, Laurel Darkhaven, Joshua Kane, David Mueller, etc…
A la fin de la soirée, Harold propose à Cathy de sortir une autre fois ensemble. Elle va refuser puis se revoit à l’époque du lycée dans la même situation mais en inversé car elle désespérait d’avoir un regarde de Jason. Elle décide d’accepter. Sur le chemin, un petit chat est écrasé devant eux. Cathy le prend dans ses bras mais il est mort. Du moins, pour le moment…

J’aime beaucoup ce numéro très simple. L’intrigue est mise de côté mais l’univers est très développé et on voit de nouveaux visages et on en apprend plus sur certains entre-aperçus. J.Michaël Straczinsky m’a fait entrer dans son univers avec cet épisode. La construction narrative est simple puisqu’il s’agit d’une discussion qui permet d’illustrer de nombreux flashback. Bien que l’on pourrait croire que de nombreux spéciaux sont montrés aux hasard, ce n’est pas le cas car la fin de l’épisode le prouve. Bien qu’il n’y ait pas véritablement d’action ni même d’intrigue, le scénariste arrive à donner une certaine densité à son épisode qui fait que l’on ne s’ennuie pas, ce qui ajoute une petite touche nostalgique très agréable.
On peut y voir aussi quelque chose de sous-jacent, traité en arrière plan, la façon dont la population voit les spéciaux. Ils sont traités comme des stars par les humains, certains à juste titre (Chandra, Paula Ramirez, Matthew Bright, Flagg, Ravenshadow, etc…) d’autres juste par leur statut normal. On voit aussi qu’ils sont bien intégrés dans la société.

Au dessin, nous retrouvons le tandem Zanier/Lashley. Le dernier est plus en retrait et son style ressort beaucoup moins. Les planches ne sont pas toutes parfaites, loin de là mais pourtant la qualité est bien présente et le trait des deux dessinateurs colle parfaitement à ce type d’histoire.

Mon avis : Encore un très bon numéro pour une série qui se lit avec grand plaisir et qui de par son approche change des traditionnelles histoires de héros à pouvoirs.

Parution française dans Rising Stars #02 chez Semic ou Rising Stars – Acte 1 chez Delcourt.