Symkarie, sa capitale Aniana. Il neige. A l’intérieur du club privé les Fleurs d’Aniana, Sharon et Natasha tentent d’approcher un certain Voydanoi. Misant sur leur beauté, elle se font tout de même recaler par le service d’ordre.
Confortablement installé dans un fauteuil tout de blanc vêtu, Steven Grant (une identité de Moon Knight) assiste à la scène en attendant qu’on le laisse jouir du plaisir des filles du club privé. Il parvient sans soucis à l’étage et choisit une jeune fille du nom de Agnyeta.
A l’extérieur, Steve Rogers tente une approche par la porte de service et se retrouve face à un vigiles des plus coriace. Il semble être possédé par quelque chose. Une substance que Cap ne veut pas voir entre les mains du conseil de l’Ombre. Il donne l’ordre à ses troupes de passer à l’action.

Moon Knight met en place des brouilleurs et donne à la jeune prostituée de l’argent pour qu’elle puisse refaire sa vie. L’agent Carter et la Veuve font fuir les autres prostituées de manière moins fine et s’apprêtent à se frayer un chemin à coup de pistolet jusqu’à l’étage. Une diversion de Cap leur permet de monter plus facilement. Dans l’escalier, l’équipe se retrouve. Ils arrivent sans trop d’encombre chez Vodanoi, un géant ayant fumé tout un paquet d’âmes de dieux plus anciens que la création du paradis et dont les ossements ont été retrouvé en Transie là où il a ses laboratoires. L’homme possède une force incommensurable mais trop sûr de lui, il explique ce qu’il a pris et comment il a pu le faire, ce qui permet à Steve Rogers de trouver rapidement une solution au problème.

J’apprécie vraiment que la plupart des missions aient tout de même un point commun avec le Conseil de l’Ombre. Certes, il n’y a pas d’intrigue sur le long terme mais si on était un peu logique, c’est ce genre de petites actions que l’on verrait souvent avant d’arriver à la confrontation finale. Warren Ellis aborde encore une fois l’aspect infiltration et espionnage, donnant ici un côté très pragmatique. Pas de super costumes, ni pouvoirs, justes des agents très entraînés. Il y a là un petit côté Mission Impossible voire James Bond. Le quatuor mis en avant fonctionne très bien et comme à chaque fois, les rôles sont parfaitement identifiés. Les filles jouent sur le physique, Moon Knight avec ses multiples identités est en infiltration et Rogers le chef est à l’extérieur, commandant tout ce petit monde.
Le scénariste en profite pour ressortir d’autres de ses marottes aux détour de plusieurs cases comme le costume blanc (comme Jenny Sparks, Elijah Snow ou encore Ambrose Chase). On peut y ajouter le shamanisme que l’on peut retrouver tout au long de la bibliographie de l’anglais. Tout comme la présence de dieux anciens, voire d’un dieu qui n’est pas celui que l’on pense, mais qui est un alien.
Comme toujours les dialogues font mouche et Ellis adapte le ton en fonction des épisodes tout en laissant à chaque personnage sa voix propre. Dans le premier par exemple, on avait de longues tirades du Fauve avec des explication scientifiques. Ici, il faudra attendre le monologue du vilain pour avoir pas mal de lecture.

Niveau dessin, c’est Michael Lark qui s’en charge. L’artiste donne une ambiance rétro et pulp qui renforce l’histoire de Warren Ellis. Son MK est sublime et certaines planches sont à couper le souffle (celles avec Rogers dans la neige). Il y aussi selon moi une sorte de mélancolie qui s’en détache. En tout cas, c’est une réussite.

Mon avis : encore un épisode one-shot réussi par Warren Ellis. On est à deux épisodes de la fin et c’est pour le moment un sans faute et même s’il a décidé de ne pas tracer une grande et longue histoire, on ne s’ennuie pas dans ces épisodes très condensés avec beaucoup d’idées et d’actions.

Parution française dans Marvel Stars #17 aux éditions Panini Comics.

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