Steve Rogers visionne une vidéo se passant en Serbie où un camion rafle les gens chez eux grâce à des champs électromagnétiques de lévitation. Ce film leur est parvenu par des moyens non officiels et provient d’une espionne du MI-13. Elle l’a d’abord donné à ses patrons qui au final, ont préféré fermer les yeux ne voulant pas rajouter de nouvelles troupes dans un pays déjà peu stable se remettant à peine de la guerre.
Cap part sur place avec Sharon Carter qui leur sert de pilote et ses deux gros bras, Valkyrie et War Machine.Ils repèrent le camion mais se font attaquer par un avion furtif qui protège le convoi. L’équipe se sépare. Sharon s’occupe de l’avion tandis que les autres prennent le camion. L’agent 13 n’est pas facile à abattre et s’en sort facilement. Les autres ont bien plus de mal et sont très surpris par l’aspect du camion et du chauffeur.

Dans le précédent épisode, je vous avais dit que les trois maîtres mots d’Ellis sur cette série seraient action, espionnage et SF. Il ne déroge pas à sa règle avec un épisode qui se passe sous forme de course-poursuite et ou les Vengeurs sont confrontés à un camion bien spécial. Warren ajoute une petite touche d’horreur à la Lovecraft très sympathique qui rend cette banale course poursuite plus intense et intéressante. On peut aussi y voir l’influence de Mad Max. La fin du numéro est voilée non pas par pudeur, mais pour renforcer le côté atroce de l’intrigue et montrer que ses Vengeurs Secret n’affrontent pas de banal super-héros ou criminel.
Je ne sais pas si c’est volontaire mais les smileys du chauffeur m’ont fait penser à la série Transmetropolitan qui avait un smiley spécifique pour chaque numéro.
Comme toujours avec le scénariste, les personnages sont très bien caractérisés, chacun a sa place et son rôle. Après avoir mis en avant son équipe d’infiltration et son scientifique, c’est le tour des gros bras dans ce numéro. Ca me rappelle la série Global Frequency chez Wildstorm.

Kev Walker s’occupe cette fois-ci de la partie graphique et son style est comme toujours très sympa à voir. Pourtant, le dessinateur aurait pu en rajouter un peu plus dans l’ambiance horrifique et rajouter plus de décors. Parfois, certaines planches font terriblement vide.

Mon avis : encore un numéro dense qui se lit tout seul et indépendamment du reste. Certains pourront dire que ça se lit vite et que ça s’oublie vite. Moi je trouve ça plein d’idées et ça demande à être relu.

Parution française dans Marvel Stars #15 aux éditions Panini Comics.

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