Damian assiste à la place de Bruce Wayne (perdu dans le temps) à un meeting du conseil d’administration de la fondation Wayne. Il pointe du doigt des versements suspects sur un compte lié à Thomas Wayne.
Batman/Dick Grayson examine les éléments d’une enquête soumise par le mystérieux Oberon Sexton.
Alfred est en plein rangement quand quelque chose l’intrigue. Il appelle le duo de héros pour l’aider. Les trois hommes partent du principe que Bruce est toujours en vie et perdu dans le temps. Ils en sont quasiment sûrs depuis l’incident avec le faux Wayne (cf l’arc Blackest Knight). Les tableaux des membres de la famille semblent vouloir parler à nos héros. Alfred fait des recherches sur l’ordinateur de la Batmobile tandis que Damian et Dick suivent les traces laissées par les tableaux dans le manoir. A mesure qu’ils trouvent des indices, Robin devient angoissé à l’idée de revoir son père, ce qu’il va penser de lui, s’il le laissera toujours être Robin. Il faut dire que pour le jeune garçon être avec son géniteur n’a pas été facile et il a du sacrifier beaucoup. Alors qu’ils avancent à grands pas, Damian ne semble plus maître des ses actes et tente de tuer son partenaire. Heureusement pour Dick, il tombe dans un trou esquivant le coup et découvre une sorte de Batcave secrète.
Alfred trouve lui aussi des informations intéressantes concernant des passages secrets et un « jardin de la mort ».
Damian qui s’enfuit dans le jardin se fait attraper par Sexton qui a de nombreux poursuivants à ses trousses. Durant l’affrontement, le jeune prodige sent que quelque chose ne va pas avec son corps et à juste titre, il est entièrement contrôlé par sa mère Talia Al Ghul qui a décidé de tuer le prétendant au trône de Bruce. Pour cela, elle fait appel à Deathstroke qui à un contentieux avec Grayson depuis de nombreuses années. Malgré tout Damian et Oberon parviennent à maîtriser leurs ennemis.

Dick fait des découvertes de plus en plus surprenantes. Les peintures sur Barbatos le démon vampire semble dater d’il y a un an deux tout au plus au lieu d’un siècle. Il trouve même une sculpture dans une stalactite d’un être mi-homme, mi chauve-souris. Il continue par suivre le chemin qui l’amène au cimetière à l’endroit ou se trouve Robin et Sexton. En chemin, il à trouvé une boîte mais Robin l’agresse dès sa sortie du caveau. Damian lutte et parvient avec l’aide de Dick à prendre le dessus sur le contrôle exercé par Slade. Pendant la lutte, les poursuivants de Sexton s’emparent de la boite avec le symbole de Batman dessus, ce qui est leur véritable but.

Alors qu’ils soignent leurs blessures, Alfred, Damian, et Dick comparent leurs trouvailles. Bruce semble bien perduet avoir laissé des traces afin de le retrouver. Le plus urgent pour le moment reste d’aller voir la mère de Robin pour lui faire cesser son contrôle sur son fils. Puis retour dans la grotte où ils trouvent le point d’arrivée dans le passé de Bruce Wayne.
La dernière étape est de démasquer Oberon Sexton.

Grant Morrison n’a pas lésiné sur le scénario sur cet arc en trois parties. Dire que c’est dense est un euphémisme. Le scénariste écossais prépare sa grande saga Return of Bruce Wayne à travers son titre et sème tous les éléments importants de cette histoire. Ajoutez à cela l’intrigue autour d’Oberon Sexton, le retour d’un mystérieux individu et le travail sur les personnages, vous comprenez qu’on ne s’ennuie pas une seconde !
Le retour de Bruce Wayne était une évidence pour les lecteurs de longue date de comics, la question restait de savoir quand et comment. Le comment a fait son apparition avec la construction de la mythologie du chevalier noir, du démon à travers le passé et montrer que c’est Bruce lui-même qui forge son propre mythe à travers son errance dans le passé. C’est lui qui crée les Barbatos, le gant noir, Batman, le mythe de la chauve-souris à Gotham sans même s’en rendre compte. Sous Morrison, Wayne construit sa propre légende et celui de sa famille dans un sens encore plus large.
Grant n’oublie pas ses créations et Sexton, son nouveau personnage prend une tournure intéressante. La découverte de son identité peut être un choc mais si on y réfléchit bien et en relisant certains dialogues, on comprend de qui il s’agit. En même temps, c’était logique. Grant semble prendre plaisir à écrire ses histoires comme des enquêtes de Batman et à semé de nombreux indices pour que le lecteur puisse résoudre le scénario avant sa conclusion. C’est assez fatiguant vu la densité de ses scénarios mais c’est relativement jouissif d’être partie active, plutôt que simple lecteur passif.

Le scénariste n’en oublie pas de résoudre quelques intrigues et de travailler les liens entre ses personnages. On peut voir Damian avoir peur du retour de son père et l’attachement qu’il a au rôle de Robin et à son association avec Dick. La question de sa loyauté envers l’héroïsme ou sa mère est définitivement réglé dans une scène bien faite avec ce qu’il faut de tristesse pour le jeune homme qui se révèle dans cet arc bien plus sensible que ce que l’on avait pu voir jusqu’à maintenant.
Alfred n’est toujours pas oublié et n’agit plus en tant que père comme du temps de Bruce, mais comme un oncle ou un grand frère.
L’action est toujours présente et distillée avec brio.

Andy Clarke est le dessinateur invité sur cet arc. Son style assez carré tranche avec ceux de ses prédécesseurs mais ce n’est pas déplaisant pour autant. C’est assez détaillé mais un peu trop figé à mon goût, surtout au niveau des visages des personnages qui en plus ne sont pas toujours réussis.

Mon avis : Un arc important pour la suite de la mythologie Batman et les intrigues de Morrison. Par contre, il est un peu moins reader-friendly que les premiers.

Parution française dans Batman Universe #07-08.

Catégories