A chaque gros événement tel que Fear Itself, Marvel publie une palanquée d’épisodes tie-in plus ou moins reliés directement au crossover. Certaines fois, de plus en plus d’ailleurs, les séries régulières déjà en place ne pouvant absorber ce flot d’histoires inutiles, les chères têtes pensantes de Marvel rajoutent en prime des mini-séries créées spécialement pour l’occasion. Cela tombe bien, c’est précisément le cas de Fear Itself : Fearsome Four par Brandon Montclare au scénario et une foultitude de dessinateurs parmi lesquels Michael Kaluta, Simon Bisley, Don Ho, Tom Grummett, j’en passe et des pires… A boire et à manger donc.

Le propos est simple : la ville de New York est devenue un véritable théâtre de guerre depuis que le Serpent et Sin déchargent toute leur haine et leur colère sur le monde. C’est la panique dans les rues et même les super héros sont dépassés devant l’ampleur de la situation. Tout le monde essaie de lutter et les rangs s’organisent. Face à un Homme-Chose totalement perdu depuis la destruction de la prison du Raft, quartier général des Thunderbolts dont il fait partie et qui rappelons-le, détruit à son contact toute chose apeurée, est visiblement en très mauvaise posture dans un événement qui confronte les héros de l’univers Marvel à la peur elle-même.

Vieille connaissance de l’Homme-Chose, Howard le Canard fait tout son possible pour venir en aide à son compagnon et les hasards du conflit font que très rapidement une équipe improvisée de héros, autobaptisée les Quatre Terreurs et réunissant Howard, Miss Hulk, Nighthawk et le monstre de Frankenstein (dont la carrière détaillée vous est racontée ici) se forme pour endiguer le chaos ambiant, chose peu aisée lorsqu’on sait que l’enjeu du combat est ni plus ni moins que le destin de l’Homme-Chose et par conséquent le nexus de toutes les réalités ! La fin du monde est pour bientôt !

Après des moments d’hésitation, de doutes, de raclées et de rencontres plus ou moins improbables. Citons les Fantastiques remplaçants, Ghost Rider, Spider-Man, Wolverine et Hulk apparus lors d’une saga du quatuor orchestrée par Walt Simonson et Art Adams au début des années 90 ou bien encore Psycho-Man, maître des émotions et en particulier de la peur et Galactus, le Dévoreur de Mondes en personne.

Les quatre héros rassemblés par Brandon Montclare constituent donc en quelque sorte une nouvelle version, revue et corrigée de l’une des incarnations de l’équipe des Défenseurs qui fit les beaux jours des comics Marvel dans les années 70 notamment. Chacun d’eux lutte pour une raison particulière. Nighthawk essaie de redevenir le héros qu’il fut jadis, capable de surmonter ses terreurs. Miss Hulk cherche à sortir de l’ombre de son cousin Banner. Howard lutte pour la sauvegarde de son ami l’Homme-Chose et enfin, le monstre de Frankenstein quant à lui souhaite simplement être seul afin de racheter son âme et ses péchés passés.

Mon avis : une mini-série plutôt surprenante donc, qui soyons honnêtes, n’a pas grand intérêt au regard de Fear Itself mais qui pourra réjouir les amateurs de personnages méconnus ou peu utilisés. Maintenant, si c’est à ce prix que Marvel réutilise un personnage comme Howard le Canard, cela reste fort dommage et témoigne malgré tout d’un manque certain d’inspiration, d’initiative et de prise de risque de la part de la maison d’édition américaine.

Parution française dans Fear Itself (Marvel Monster) #01 aux éditions Panini.

Catégories