Namor, un autre ancien acolyte des Envahisseurs et Captain America à présent incarné par Bucky Barnes partent aux trousses du Professeur Zhang Chin qui lui est en possession du corps de Jim Hammond, la Torche des origines.

Ils se rendent ainsi à Taïwan où Chin a trouvé refuge. Ils se retrouvent rapidement séparés et contraints d’affronter individuellement les soldats à la solde du savant chinois. Toujours hanté par son passé et ses souvenirs en tant qu’assassin sous l’identité du Soldat de l’Hiver, Bucky se refuse à porter l’uniforme de Captain America de crainte de le déshonorer au vu de ses crimes et de ses péchés passés. Namor et Bucky sont faits prisonniers et c’est l’occasion d’en apprendre davantage sur les réelles motivations de Chin. S’il est s’est emparé du corps de Jim Hammond, c’est pour en extraire un virus mortel qui causerait une pandémie mondiale et surtout mortelle et en guide de cobaye, Namor est chargé de tester l’efficacité de ce nouveau fléau créé par celui que d’aucuns surnomment « Professeur Pandémie », notamment suspecté d’avoir mis au point puis propagé le virus de la grippe aviaire. De même, c’est Bucky, alors Soldat de l’Hiver qui assassina l’épouse de Chin quelques quarante années plus tôt. Se sentant coupable et désirant pourtant se racheter Bucky fonce donc tête baissée dans le piège ourdi par le scientifique.

La Veuve Noire menant sa propre enquête sur Chin et ses motivations, arrive heureusement à temps pour sauver Bucky et Namor d’un destin tragique et parviennent à neutraliser cette fois-ci définitivement le Professeur Chin.

De retour aux Etats-Unis, Bucky offre des funérailles dignes de ce nom à son ancien partenaire au sein des Envahisseurs, qui repose désormais dans un cimetière militaire et qui ne sert plus uniquement de rat de laboratoire dans les locaux de l’Organisation des Nations Unies. Par cet acte de rédemption, le voile du passé se déchire et Bucky endosse à nouveau fièrement le costume à la bannière étoilée.

On espère donc que Bucky est sinon définitivement du moins en partie libéré de ses souffrances et de ses démons, car à trop vouloir présenter un personnage hanté par le remords et la culpabilité, obsédé par la guerre et par ses actions de meurtrier à la solde de l’U.R.S.S., Ed Brubaker tend à lasser le lecteur. Ainsi, cet arc, prolongement direct du précédent est sans aucun doute le plus faible depuis le lancement de la série et de la prise en main du titre par Brubaker. Si les dessins de Steve Epting, Butch Guice et Luke Ross sont toujours de qualité, cette arche narrative est très certainement la moins intense et palpitante à lire, peut-être aussi justement à cause de l’intérêt très relatif de la menace. En effet, face à Crâne Rouge, Crossbones, Arnim Zola et Faustus, Batroc, le Professeur Zhang Chin et l’Homme Sans Nom semblent faire bien pâle figure. Une saga de bonne facture malgré tout mais au regard des précédents numéros, ces épisodes peinent donc à faire le poids scénaristiquement parlant. Gageons que Brubaker redressera bien vite la barre dès le prochain épisode !

Parution française dans Marvel Icons (Vol.1) #56-58 aux éditions Panini Comics.

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