Batman a disparu. Son absence est très bien vue par les gangs de la ville qui décide de ressortir au grand jour et de mettre Gotham City à feu et à sang. Nightwing, Robin, Damian et Huntress sont débordés. Ils font appel aux amis les plus fidèles de Bruce pour les aider à contenir la vague de crime qui frappe leur cité. Black Mask est de retour et il fait libérer de nombreux vilains comme Croc, Poison Ivy et bien d’autres. Son but semble de reprendre le contrôle total de la pègre de Gotham en laissant s’entretuer les deux clans principaux, celui du Pingouin et celui de Double Face.
Nos héros ont à peine le temps de pleurer la disparition de leur mentor et parfois père qu’ils doivent déjà penser à qui reprendra la cape. Car la métropôle de la Chauve souris ne peut rester sans son protecteur. Il est évident que le rôle revient à Dick mais ce dernier ne semble pas en vouloir ou être capable de l’assumer. Avant qu’une décision soit prise, Batman revient mais ce n’est pas Bruce. Tim décide de mettre lui aussi le costume de son père adoptif et affronte le faux Dark Knight mais il n’est pas de taille. Dick se met en chasse lui aussi pour retrouver l’usurpateur.

Tony Daniel devient le seul maître à bord après R.I.P. et le départ de Morrison sur Batman & Robin. Il a déjà écrit plusieurs comics comme The Tenth ou F5, mais passer après un scénariste comme Morrison, ça jamais. L’artiste fait de Gotham un champ de bataille, duquel naîtra un nouveau Batman. Le scénario est sympa et bien écrit mais ce n’est pas transcendant. On se doute assez facilement qui reprendra la cape tellement que c’en est dommage, surtout que les prétendants ne sont au final pas très nombreux ce qui est dommage. Après les trois Batmen de Morrison, on aurait pu penser voir plusieurs autres personnes vouloir le titre, même des vilains. J’imaginais bien le Joker en costume noir, mais non il n’y aura que deux « vrais » prétendants au titre. Ensuite, le côté guerre des gangs et ville en ruine n’est que survolé, à travers quelques rares planches, du coup on voit bien qu’il se passe quelque chose mais au final on ne voit pas grand-chose. La situation et les personnages présents font aussi penser au War Games d’il y a quelques années et aux arcs suivants. En bon point, j’ai trouvé la scène d’Alfred vers la fin assez émouvante.

Niveau dessin, c’est bien. Daniel a fait de très gros progrès depuis ses débuts chez Marvel et ses travaux chez Image et encore plus depuis son arrivée sur le titre. C’est rythmé, riche en terme de décors, ça bouge bien et les personnages sont bien représentés. Bref, un bon plaisir pour les yeux qui compense les faiblesses du scénario.

Au final, c’est pas mal, ça fait une petite pause baston après des épisodes complexes. Certes, ce n’est pas l’histoire de l’année mais elle permet de mettre un nouveau statu quo avant le retour de Winick sur le titre Batman.

Parution française dans Batman Universe #01-02 aux éditions Panini.

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