Wanda à créé un chaos sans précédent, nuisant à tous ses amis, en tuant certains et en mettant surtout fin aux Vengeurs. Après les dernières épreuves subies, le groupe décide d’arrêter. II faut dire que Tony Stark ne peut plus financer depuis son revers en tant que ministre de la défense. C’est dans cette période sombre pour nos héros mais faste pour les vilains qu’une évasion se prépare. Electro est contacté pour libérer tout les prisonniers de l’île-prison du Raft et en sortir un en particulier. Ce dernier s’exécute avec enthousiasme vu qu’il n’y a pas d’équipe présente (les Fantastic Four étant ailleurs et les X-Men à part). Sa joie est telle qu’il fait planter l’électricité dans de nombreux quartiers de New York, alertant ainsi Spider-Man qui part trouver la source du problème. Il arrive bon gré mal gré à la prison et retrouve ce bon vieux Captain America.

A l’intérieur de la prison se trouve aussi Matt Murdock, son ami Franklin Nelson, son garde du corps Luke Cage et Jessica Drew, leur chaperon. Matt rend visite à Sentry, le plus puissant héros qui avait demandé à être enfermé pour la mort de sa femme. Bob Reynolds de son vrai nom, demeure silencieux et insensible à ce qui se passe dans la prison. Même le saut de la tension électrique ne semble pas le faire bouger. Il aidera pourtant nos héros lorsque Foggy caché dans sa cellule lui demandera d’agir pour ses amis. Sentry s’en prend alors à Carnage et décide d’en finir pour de bon. Dans le reste de l’île, le combat fait rage et nos héros sont en sous-effectif. Spidey se prend une raclée avant d’être aidé par Cap et quelques soldats du S.H.I.E.L.D. Très vite, ils seront rejoints par Iron-Man. Une fois le calme en partie rétabli, Steve et Tony décide de relancer les Vengeurs pour traquer les criminels qui ont réussi à s’évader. Ils acceptent tous sauf Daredevil, bien trop occupé dans sa propre vie. Le nouveau QG est une tour Stark dont les derniers étages servent dorénavant à l’équipe. Ils informent Maria Hill, la remplaçante de Fury de la reformation du groupe, ce qui ne lui plaît guère. Après avoir reçu des infos, nos héros remontent la piste, Parker reconnait son vieil ennemi Electro. Quelques beignes aux prisonniers permettent à Spider-Woman de savoir que l’évasion était prévue pour Karl Lycos.

Les Nouveaux Vengeurs s’embarquent en Terre Sauvage. Ils retrouvent Wolverine traqué par les mutants de la région. Ensemble, ils se font capturer. Ils tentent de savoir ce qui se passe auprès de Sauron mais la manœuvre échoue à cause de l’intervention de Yelena Belova, la nouvelle veuve Noire. Le groupe se rend compte alors que le S.H.I.E.L.D. exploite le vibranium, minerai du royaume de Ka-Zar en toute illégalité. Ils n’auront malheureusement pas le temps d’en savoir plus car Maria Hill arrive avec l’héliporteur explosant tout avant d’interroger.

Après avoir détruit les vengeurs, Brian Michael Bendis relance le groupe avec de vieilles connaissances, Captain America et Iron-Man jouant le canal historique de l’équipe et de nouveaux venus. Luke Cage, le personnage fétiche de Bendis arrive directement de The Pulse, Jessica Drew autre favori du scénariste trouve une nouvelle place et un regain d’intérêt. Spider-Man (enfin intégré de manière officielle aux Vengeurs) et Wolverine sont le côté vendeur du groupe. Cette composition rappellera à certains la JLA de Morrison avec juste les « Big Guns » et un ou deux personnage annexes.

Ce premier arc est assez long. Il fait six épisodes mais peut facilement se découper en deux parties de trois .

La première partie est dans la droite lignée de Disassembled. De l’action, de l’action et encore de l’action ! Ajoutez-y quelques bons mots de Spidey et vous obtenez un nouveau blockbuster. Bendis se fait plaisir sans pour autant émerveiller. C’est assez long en mensuel (ça passe mieux à la lecture en un seul bloc), les dialogues (points forts de Bendis) sont assez classiques et seules quelques blagues du tisseur font mouche. Brian a toujours avoué ne pas bien maîtriser les équipes, du coup il compartimente les héros en petits groupes, ce qui lui permet de mieux gérer. Cette astuce est bien utilisée et permet de passer d’une action à une autre sans que cela ne soit trop monotone.

La seconde partie ressemble plus à ce que fait l’auteur habituellement. On y parle d’espionnage et de théorie du complot. Bendis lance de nombreux subplots, comme qui veut l’évasion de Sauron ? Que fait le S.H.I.E.L.D. en Terre Sauvage ? Pourquoi Hill à tout explosé ne laissant aucune trace ? Bref, beaucoup de zones d’ombres qui promettent un bon développement par la suite. Malgré tout, cette seconde partie est un peu plus longue que la précédente, on s’y ennuie plus car les subplots arrivent à la fin et il y a un bon creux avant de els voir débarquer. De plus, la fin est un peu rapidement expédiée.

Le plus gros point faible de ce premier arc reste le rythme. En mixant un peu plus action et intrigues, Bendis aurait pû donner un souffle plus intéressant à son équipe et réduire d’au moins deux épisodes. Ajoutez à cela un manque d’épique, suite à la fin des Vengeurs, on pouvait s’attendre à remonter d’un cran et pourtant, malgré un début fort, le soufflet retombe.

David Finch accompagne toujours le scénariste avec son style si Top Cow si similaire à Marc Silvestri. Les personnages sont musclés, les filles sexy et ils prennent tous la pose. Malgré cette petite critique, je trouve qu’il y a eu un énorme progrès de la part de l’artiste qui a un découpage intéressant et qui rend les planches lisibles.

Mon avis : pour un renouveau des Vengeurs c’est pas mal mais la longueur empêche de dire Wahouuuu. Par contre on peut se demander qui est le personnage avec ses nunchakus sur les couvertures.

Parution Française dans Marvel Icons #05-10 aux éditions Panini Comics.

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