Les derniers événements ont laissé des traces. Batman est séparés de ses amis et ses collègues depuis les jeux de guerres. Il a aussi perdu la jeune Spoiler qui avait un temps remplacé Tim au poste de Robin. Mais ce n’est pas la seule perte de notre héros. Lucius vient le voir et lui apprends qu’il n’est plus majoritaire suite à une O.P.A. hostile dans Kord compagnie qui était la section recherches et développement de Wayne Industries. Cette branche permettait le développement et la production d’arme du chevalier noir.
Bruce Wayne n’est pas le seul à s’en faire. Le nouveau patron de la pègre Black Mask voit son commerce de drogues partir vers un nouveau concurrent du nom de Red Hood. Ce dernier lui vole ensuite une grosse cargaison d’arme et de Kryptonite. Le masque demande à son « associé » Mister Freeze de s’occuper du cas de gêneur.
Bien sur Batman a entendu parler de ce nouveau joueur et il commence à enquêter sur la cargaison d’armes. Il rencontre Red Hood, mais il le perd dans sa chasse et tombe sur une vieille version d’Amazo. Heureusement pour lui Nightwing encore en convalescence était resté à Gotham.
Après avoir piégé, la chauve-souris, et Black Mask, le Red Hood se rend dans le cirque où se cache le Joker et se met à le battre à coup de pied de biche avant d’enlever son masque.

Judd Winnick reprend la série où il l’avait laissé mais avec de nombreux changements dont il doit tenir compte. Le scénariste fais au mieux pour s’en sortir, mais il manque un je ne sais quoi. Ca sent vraiment le script imposé. Batman enquête sur Kord et le vol de Kryptonite ce qui est raccord avec ce qui s’est passé dans Countdown to Infinite Crisis #1. Si Winnick intègre bien les éléments on se demande bien à quoi ça peut servir au Red Hood ? Sans compter que son identité est plus où moins évidente depuis plusieurs numéros, il n’est donc pas utile de faire durer comme le fait le scénariste. L’émotion n’est pas au rendez-vous tout comme le rythme et l’accroche. En fait on lit tout ça de manière assez éloigné et sans passion. C’est sûrement le plus gros problème. On s’en fout complètement.
Doug Mahnke est le dessinateur de cet arc. Le premier épisode est son plus réussi, le reste c’est du même niveau que le scénario « pas mal, mais sans plus ». C’est bien fait, il y a du décor, c’est lisible, mais ce n’est pas transcendant et ça n’a pas la classe d’un faiseur comme Bagley par exemple.

Parution française dans : Batman #10-14 aux éditions Panini