L’agent Holden Carver est un double agent au service de Tao, complotant en fait pour Lynch. Depuis que ce dernier est dans le coma, Carver est en roue libre et ne sait plus quoi faire. Il continue à jouer le jeu de Tao vu que tout le monde le croit de l’autre côté. Son avenir semble tracé jusqu’à un soir où un signe de rencontre lui est donné. Méfiant, notre homme ne se montre pas et observe celui qui veut le voir. Après enquête, il s’agit d’un ancien agent retraité. A ses dires, il peut sortir notre héros de sa situation et enfin lui rendre sa vraie vie. Tao qui à des agents partout, apprend qu’il y a une taupe chez lui. Il lance une enquête à laquelle Holden participe tout essayant de sauver sa peau.
De fil en aiguille, l’opération d’extraction devient de plus en plus difficile. L’agent qui doit l’aider se fait prendre. Carver tente de le secourir et y arrive presque jusqu’à une percussion avec un camion. De nouveau seul, il part à la recherche de son propre dossier et se voit obligé de le brûler pour ne pas mourir en affrontant ses « collègues ». Avec Génocide et Miss Misery, ils se font prendre par des agents de l’IO.
Enfermés et torturés, Holden ne dit rien sur sa vraie nature, ne sachant plus à qui faire confiance. Profitant d’une évasion collective, Carver prend le large seul, loin de Tao et de l’IO mais sa cavale sera de courte durée et une confrontation avec Tao lui fera prendre une décision très importante pour son avenir.

Ed Brubaker conclut avec brio la saison 1 de Sleeper. Le suspens est haletant. De nombreuses pistes et choix sont proposés et on ne peut prédire à l’avance ce qu’il en sera à la fin du livre. Brub rend son personnage encore plus paranoïaque qu’avant et le met en grand danger. Ce n’est pas le seul à bénéficier d’un changement de statut. Miss Misery est plus en retrait mais elle change d’opinion sur son partenaire de jeu.
Trahisons, suspens, suspicions, ambiance noire et retournements, voilà tout ce qu’il faut pour faire une excellente série d’espionnage.
Sean Phillips continue d’œuvrer au mieux sur cette série. Ses planches rendent une ambiance malsaine et sombre. Les expressions de ses personnages sont assez peu nombreuses, ce qui est bien dommage vu tout ce qui peut se passer. Mis à part ce petit détail, c’est encore une fois un succès !

Publication française dans Sleeper #02 : Tous les faux mouvements (100% Wildstorm) aux éditions Panini Comics.

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