Bien avant mon premier véritable souvenir, j’étais un homme. J’ai depuis appris mon nom, Langdon Everett Caul. D’après ce que j’ai appris, j’étais un féru de mystères et d’ésotérisme dans les années 1850. Aujourd’hui je suis au service du B.P.R.D. et mon ami vient de mourir. Je me cherche désespérément, qui étais-je avant de devenir ce que je suis ? Un homme bon, un monstre ? Aujourd’hui je suis en Inde à cause d’une lettre reçue. J’ai emmené avec moi Benjamin Damio, car c’est un agent de terrain plus qu’entraîné. Il pourra se débrouiller seul si je ne suis plus avec lui. Un soir une petite fille m’envoie sur une île où je rencontre des gens enfermés dans des scaphandres en métal datant du début du 19ème, qui semblent connaître mon ancienne vie. Je les écoute, je rencontre la momie qui m’a fait venir, mais ce que je vois ne me plaît pas. Ces hommes veulent du pouvoir possédé des hommes, me parlent comme s’ils me connaissaient, mais en fait non. Ils connaissaient Langdon Everett Caul. Je me nomme Abe sapiens et je doute de savoir qui je suis en réalité.

Mike Mignola et John Arcudi décident de traiter le passé de sapiens. Ils l’entraînent dans une aventure où il sera confronté à d’anciennes connaissances. On en apprend au final peu sur Abe, les auteurs entretiennent le suspens et une part de mystère nécessaire au personnage. Ils en profitent aussi pour explorer le passé du nouveau chef de la section d’assaut du bureau Damio et faire avancer nos héros au détour d’une case, là où certains autres scénaristes auraient eu besoin d’un épisode entier.

Guy davis est toujours aussi à l’aise sur la série. Son trait convient à cette ambiance romantico-gothique. C’est un sans faute pour l’auteur.

Mon avis : encore un excellent tome pour cette série qui s’est complètement démarquée de sa série mère Hellboy.

Publication française dans B.P.R.D.#07 : Le jardin des souvenirs aux éditions Delcourt.

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