Petite tranche de la vie de Chester Brown, ses 16 ans, ses relations avec les filles, ses amies, sa famille ou encore ses camarades de l’école …

Ce que nous raconte l’auteur n’a rien d’extraordinaire (il n’a d’ailleurs jamais prétendu le contraire), puisque sa vie n’est pas plus originale qu’une autre et chaque lecteur pourra sûrement se retrouver dans une ou plusieurs scènes de ce livre. Le fond est tout de même plus intéressant que cela car on y voit l’incapacité du jeune Chester à exprimer ce qu’il ressent, au grand dam de ses proches. Et c’est le parallèle avec les images qui est fabuleux. Car si Brown ne sait pas comment exprimer ses sentiments verbalement, il arrive, en très peu de cases (avec un style graphique en ligne, clair totalement maîtrisé) et de mots, à être d’une compréhensibilité incroyable pour le lecteur. Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir des moments d’introspection.

Mon avis : une simplicité naturelle au service de l’efficacité. Impressionnant.

Publication française dans Je ne t’ai jamais aimé aux éditions Les 400 coups.