Dans un Wakanda dévasté et sans roi, Gwen Stacy tente de faire ce qu’elle peut pour aider les réfugiés. Elle tente même de contenir une attaque des Maraudeurs avant que les secours et les vivres arrivent, par la providence de Tony Stark et Clint Barton. Ceux-ci sont également venus chercher le Dr Donald Blake, pour le ramener sur Londres et rencontrer le 4ème cavalier d’Apocalypse, Mikhail Raspoutine. Ils y seront rejoints par Jane Storm, Ben Grimm, le Dr Bruce Banner et Victor Von Fatalis.

Le petit groupe est invité par le prélat à visiter son vaisseau. Celui tente en fait de créer une armée de surhumains à sa botte. Pour avoir un maximum de cobayes, il exploite le mutant Empath qui exacerbe les sentiments de la foule amassée autour du vaisseau. Seulement, les premiers tests lancés sur les représentants du Haut Conseil Humain provoquent un feed-back dans tout l’appareil : la cage thoracique très particulière de Stark servait également d’arme secrète.

Les humains en profitent pour se révolter, chaque camp dévoile ses dernières cartes et le boiteux Blake finit par tuer le puissant Raspoutine, grâce à sa canne. Le reste des survivants prend les rênes du navire et fuit afin d’échapper à la flotte, envoyée pour raser le vieux continent.

Il s’agit sûrement de la plus mauvaise mini-série du crossover. Sur un script de Scott Lobdell, Terry Kavanagh nous raconte une histoire assez difficile à comprendre car les objectifs de chaque camp sont peu clairs et l’intrigue loin d’être évidente. En fait, ces deux épisodes ne sont que des prétextes pour utiliser certaines figures non mutantes du Marvelverse, mais sans vraiment expliquer leur évolution dans ce monde dévasté. Par la même occasion, on voit le dernier cavalier d’Apocalypse qui n’avait été cité que dans X-Men Alpha. Mais de lui, on ne sait absolument rien non plus !

Il n’y a donc pas vraiment d’intérêt à lire ce brouillon réalisé sans conviction, qui n’est qu’un agrégat de références de l’ère classique qui feront sourire les fans, mais guère plus. La fin est assez nébuleuse et le récit est totalement dispensable pour suivre le crossover. Rien ne sera réutilisé par la suite – fort heureusement d’ailleurs.

Carlos Pacheco assure le dessin dans un style proche de son travail sur la mini-série Starjammers qui date de la même période, mais pas aussi affirmé qu’aujourd’hui – il s’agit de ses débuts à l’époque. Malheureusement, c’est un Terry Dodson très mal inspiré qui finit le second épisode, ce qui n’arrange pas vraiment l’avis général de X-Universe.

Publication française dans Top BD #42 aux éditions Semic, dans L’Ere d’Apocalypse (Best of Marvel) #04 et dans L’Ere d’Apocalypse (Marvel Gold) #04 aux éditions Panini Comics.

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