Gotham dans le noir, c’est le copieux programme de cette quatrième partie…

Gotham est plongée dans l’obscurité. Batman, en chef des opérations, lance la fantasque Tarantula dans l’« Iceberg Lounge », cloître de Oswald Chesterfield Cobblepot. Ce dernier détient l’électricité gothamite et Las Aranas détient un message du Dark Knight. Comment Batman sait-il que le Pingouin détenait l’électricité de la ville ? Il l’avait anticipé. Comment ? Dans l’obscurité, tout s’éclaircit.

Cette quatrième partie constitue un épisode clef, au cours duquel Batman réalise les événements, leurs origines et leurs futurs déroulements. Cependant, je ne peux vous en dire plus au risque de spoiler ce si bel épisode. Alors que le « Nightwing #97 » se présentait comme un amuse-gueule, une sorte d’apéritif, ce GK prend bel et bien la place du plat de résistance.
Mixant savamment l’action et les révélations, AJ Lieberman ne ralentit pas le rythme de cette aventure. Bien au contraire, serions-nous tentés de dire. Au niveau des bourre-pifs, les scènes déclinent du beau monde dont un combat au summum entre Tarantula et Deadshot, vraiment excellent. Les révélations, elles, ont bien sûr lieu vers la fin de ce numéro. Autant vous dire que ça va démanger.

Quant aux planches, je n’ai point envie de répéter mes louanges. Suivant l’équipe artistique depuis l’arc « Pushback » soit près de huit mois, le style reste de la même trempe. Résolument orienté vers le réalisme, le travail artistique fait la part belle aux visages « vrais » et variés, aux traits fins, aux cases soignées et aux mouvements dignes des plus grands acrobates. Par ailleurs, le style cinématographique s’avère toujours aussi adapté à l’intrigue, avec une multitude de plans valorisant l’ensemble. Al Barrionuevo et Francis Portella sont en très grande forme.

Ce Gotham Knights est au même titre que le Catwoman #34 : un tournant scénaristique où toute la dimension du crossover prend son envol. La mayonnaise de ce War Game prend admirablement et le rythme de cette saga s’accélère nettement. On le demandait, DC l’a fait.

To be continued…in Robin #130.

Mon avis : Une franche réussite à confirmer.

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