Suite au retour de Nightwing sur son sol d’adoption, accompagné de la déjantée Tarantula, certaines zones d’ombres subsistent. L’occasion de s’y attarder… Et les méchants alors ?

Petit rappel des faits : Gotham City est la proie de l’organisation Kobra et d’une sanglante fusillade, qui a fait rage sur les docks. La résultante laisse Gotham à la portée de tous, néanmoins son gardien tente de faire revenir l’ordre. Là où tout se complique, c’est que les clans se forment et recrutent en vue de prendre la cité. Un mystérieux personnage (le chef des Kobras ?) tente d’enrôler Hush/Silence alors que les autres clans (Odessa, Scarface…) font leurs emplettes chez le Pingouin. Bref, l’introduction se décante. Mais, comme dans toute guerre, des alliances ne nouent…

Ce thème des alliances se présente comme le fil conducteur de ces 22 pages. Pas facile à première vue d’autant plus que cet épisode reste clef pour la suite des événements. En effet, il convient d’expliquer les motivations des clans, la formation des alliances et le dessein de Tarantula, la déjantée de Blüdhaven. A travers des scènes courtes et des dialogues concis, le scénariste de « Pushback » nous offre une intrigue orientée sur le background gothamite des plus intéressantes. L’ambiance fleure bon la poudre et la trahison.
Parallèlement, il place Hush comme l’électron libre de ce War Games. Nous serions tentés de penser qu’il pompe dans sa précédente saga. Dans un premier temps, je répondrais par l’affirmative, dans un second temps, j’ajouterais qu’il plane un « je ne sais quoi mais Hush va foutre le bordel ». C’est pourquoi j’attends la suite pour y voir plus clair à son sujet.

En ce qui concerne la partie visuelle, Al Barrionuevo, Francis Portella et Brad Anderson, respectivement au dessin, à l’encrage et à la couleur, nous livrent un illustré de toute beauté. Les dessins sont fins, les personnages sont caractérisés, l’approche reste résolument réelle. Le style est clairement orienté sur le réalisme des poses (hum Tarantula !!!) mais aussi des visages. Cela peut paraître déconcertant, mais on s’y fait vite, très vite. Quant au rythme, le découpage des planches va de pair avec sa beauté visuelle. Ressemblant beaucoup à celui choisi sur Detective Comics, les rares scènes de combat ou de dialogues sont inscrites dans de larges vignettes entourées de noir. Il en ressort un style cinématographique prononcé, qui sied à merveille à ce genre d’histoire.

Bref, cette quatrième partie du premier acte est très bonne. Que ce soit au niveau de l’ambiance, des dialogues ou du rendu graphique, on ne peut que s’extasier devant le travail fourni. L’implantation des personnages dans ce cross over est passionnante, surtout pour les nouveaux tels que Hush ou Tarantula. Pour quelle finalité ?

To be continued in Robin #129…

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