Après le pétard mouillé sur Batman, Hush/Silence revient pour régler les comptes avec le Riddler/Sphinx. Narrée en six parties, est-ce que cette suite représente une occasion supplémentaire de publier du TPB sur le nom d’une saga à succès ?

ATTENTION BIG SPOILER

L’arc « Pushback » comprend les numéros #50 à #55 et se déroule, bien sûr, postérieurement à l’arc « Hush ». Après s’être évaporé, Thomas Elliot apparaît bel et bien vivant (qui en doutait ?). Suite à son échec, Hush désire s’expliquer avec le Riddler, véritable pierre angulaire de sa manipulation mais aussi coupable, à ses yeux, d’être un traître. Cependant, le dessein de l’Homme à l’imper’ ne sera point chose aisée. En effet, le Joker exige aussi de s’entretenir avec Edward Nigma, mais pour une toute autre raison en rapport avec son passé d’homme.

Pour le retour de Jim Lee au dessin, Jeph Loeb avait créé le Dr Thomas Elliot alias Hush, un personnage issu de l’enfance de Bruce Wayne. Suite à la retombée du buzz, l’un des manques de ce vilain fut indéniablement le vide psychologique. Manque que reprend A.J. Lieberman afin de donner du corps, mais aussi et surtout une vraie place, un rang dans le gratin de la criminalité gothamite. A cet effet, le scénariste se lance dans le moyen le plus extrême : détrôner le « numéro uno », l’apeurer et si possible le briser. Au ranking gothamite, le premier se trouve être le Joker, justement dans les roues de « Tommy ». Ce dernier va donc tenter de faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire récupérer Nigma et mettre plus bas que terre le Joker…

Et Batman dans tout cela ?

De son côté, le Détective cherche désespérément son ancien ami d’enfance. Le passé et ce qu’est devenu Thomas Elliot ne font que ronger un Batman aux abois. En effet, Hush demeure un criminel tout particulier dans la vie du Dark Knight. Il n’en fait désormais aucun doute, suite à la lecture de « Pushback ».

A l’instar de Jeph Loeb et Jim Lee, qui ont sorti de leurs chapeaux le « who’s who » du « Bat-verse » pour l’occasion, A.J.Liberman et Al Barrionuevo utilisent la même approche. Ce qui nous amène à rencontrer le Joker, le Riddler, le Pingouin, Poison Ivy, Prometheus, jusqu’à faire un crochet sur Star City, base d’opération de Green Arrow. Alors simple référence ou véritable pied de nez ? Hum, je serais tenté de dire les deux…Comme quoi, il est possible de faire intervenir une multitude de personnages en évitant le piège de l’encyclopédie comics, propos faciles je l’accorde.

En passant presque inaperçue, l’équipe créative narre un tournant du « Bat-Verse ». A la veille de « War Games », A.J. Lieberman, Al Barrionuevo (dessin) et Francis Portella (encrage) refondent une partie du background gothamite de bien belle manière. Outre la partie scénaristique rondement menée, la partie graphique de l’œuvre est de haute volée. Un découpage adapté aux situations, un dessin magnifique, une focale cinématographique, un trait fin et sûr, un rythme coulé, vous avez face à vous tous les éléments qui font de cet illustré un très bon moment.

Au-delà d’une simple suite, « Pushback » constitue la conclusion de « Hush ». Thomas Elliot devient ce criminel machiavélique et obnubilé par le besoin de ruiner la vie de Bruce Wayne, et ce par tous les moyens. Un manque réparé par l’équipe artistique en place sur le mensuel.

Mon avis : Très conseillé, qui plus est si vous voulez poursuivre et/ou donner une chance à l’aventure « Hush » de Jeph Loeb et Jim Lee.

PS : Pour les lecteurs de « War Games », la conclusion de « Pushback » introduit « Low », la série actuellement en back up dans les Detective Comics.

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