Avant de nous aventurer dans l’anarchie gothamite, replaçons Nightwing dans un contexte imaginé par Devin Kalile Grayson, l’excellente scénariste de la série régulière.
Devin K. Grayson porte une attention toute particulière à ces héros sans pouvoir, fréquentant les enfers urbains de Gotham et Blüdhaven. En prenant en charge la vie de Dick Grayson alias Nightwing, le fan pourrait s’y tromper. Précédant les événements du « War Games », l’année de l’acrobate fut toute somme difficile. Jugez plutôt. Entre la fin de son idylle avec Barbara Gordon alias Oracle, l’explosion de sa résidence (et des voisins qui vont avec), l’assassinat de Blockbuster, l’entrée de Tarantula (une masquée d’origine « latino » complètement folle), le héros de Blüdhaven se trouve au bord du gouffre. Mais bon, l’excellente scénariste adore cet univers. Je suis rassuré !!!

Lors du prologue (The 12 cents adventure) et du « Nightwing #95 », Batman demande le retour de son allié. De nouveau à Gotham, l’ex-Prodigue se doit de mener l’enquête sur les événements criminels. Néanmoins, son mentor, le meilleur détective du monde je vous le rappelle ;), se doute qu’il existe un malaise qu’il ignore. Parallèlement au retour de Night’, la très controversée Tarantula surgit dans le paysage gothamite. Quel est son dessein ? Peut-on lui faire confiance ? Comment Batman va-t’il réagir face à la présence de la belle hispanique dans sa ville ?

Devin K. Grayson tisse une trame qui met l’accent sur l’intégration des deux héros dans le chaos urbain. Elle utilise à cet effet une méthode de vis-à-vis fort logique. Le lecteur suit donc les pépipéties de nos deux héros, débarquant dans ce premier acte. Premier acte qui a pour rôle d’intégrer les séries dans le crossover. Une étape qui peut paraître redondante au premier abord et pourtant, à la lecture de cet épisode, nous serions tentés de déclarer l’inverse.
Au lieu de redéfinir une énième fois le contexte scénaristique, l’équipe créative décide de se focaliser sur les personnages et les récents passés de Nightwing et de « Las Aranas ». A ce propos, si Nightwing s’avère être un personnage compliqué, dur mais respectant l’honneur et son passé, Catalina est toute autre. Plutôt déjantée, très fougueuse, son arrivée pleine de caractère est un événement fort de ce « War Games ». Ayant Nightwing dans la peau, nous ne pouvons qu’appréhender une probable rencontre avec Oracle.

Visuellement, c’est la paire « Mike Lilly et Andy Owens », respectivement aux crayons et à l’encrage, qui donne le ton. Que dire de plus si ce n’est que le graphisme sied à merveille à la série. Je serais même tenté de dire qu’une influence de Scott McDaniel, parsemée de John Romita Jr. (toute proportion gardée), s’en dégage. Le résultat est très bon dans l’ensemble, surtout niveau des « mouvements » et des poses de nos héros, sur lesquels j’accorde ma préférence. Le découpage n’est pas en reste, rassurez-vous, tout est clair. Lovely !!!

Bref, l’introduction et le cadrage scénaristique de « War Games » continuent. Pourtant, ce Nightwing se révèle être un bol d’air bienvenu, enrichissant idéalement le contexte. « Plus on est de fous, plus on rit », dit l’adage. Le crossover gothamite ne déroge pas à la règle.

Mon avis : Très conseillé

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