Vous êtes un des rescapés de la petite ville de Barrow, plus rien ne vous effraye ? Alors venez du côté de la cité des Anges, je vous y attends.

Los Angeles, ici il y a de tout, des Américains, des Mexicains, des Français même des Goules, des Vampires et autres créatures de la nuit.
De génération en génération, les créatures ont perdu de leur force originelle, au point de se faire tuer par une balle basique. Mais que se passerait-il si un être trouvait l’origine des monstres ? Que se passerait-il s’il pouvait leur redonner leur puissance originelle ? Les différentes communautés (Loups-garous, Zombies, Vampires et autres) se réunissent.
Comme toujours, il y a un homme pour faire régner l’ordre, là où personne ne voit rien. Cet homme, c’est Cal Mc Donalds. Mc Donalds dont le meilleur ami est une goule du nom de Mo’lock et un inspecteur de police. Mc Donalds, héros alcoolique, habitué à tuer des monstres en tout genre, et qui au détour d’une enquête, met les pieds dans ce qui pourrait lui arriver de pire. Son enquête sera longue, parsemée d’embûches, de fusillades et de fausses pistes.

L’équipe créative de 30 jours de nuit remet le couvert et passe la vitesse supérieure. Ici, c’est Los Angeles, mais ça ne change pas grand-chose. La nuit est là même partout.

Steve Niles continue sur son monde de la nuit mais on est loin de l’intimité de 30 jours de nuit. Le récit fait plutôt penser (attention je dis ça en bien) à une histoire de la série Angel mais en bien plus glauque et trash. Les dialogues sonnent justes pour chaque personnage que ce soit pour la goule Mo’lock ou Cal le héros. L’intrigue est rondement menée et fait tourner le lecteur en rond comme le héros.
Ben Templesmith continue à faire des merveilles, son style est toujours aussi accrocheur pour ce genre d’histoire. Mon seul reproche est le manque de décor, qui ne gênait pas pour le précédent récit, mais un peu ici. Les couleurs sont toujours aussi bien travaillées.

Ce recueil est sorti aux éditions Carabas et je trouve dommage que cet éditeur n’ait pas choisi un format un peu plus prestige, avec dos carré cartonné comme Delcourt l’avait fait pour 30 jours de nuit.

Amateur de Jim lee ou autre dessinateur dans le même genre passez votre chemin, cet album n’est pas pour vous. Les autres pourront courir l’acheter et rentrer dans cette histoire avec une profonde délectation. Je vous conseille toutefois d’écouter la BO de The Crow (premier du nom) ou toute autre musique du même style, pour avoir une ambiance adéquate et parfaite pour la lecture de cet opus.

Mon Avis : vous êtes encore là ? Filez l’acheter.

Publication française dans Criminal Macabre aux éditions Carabas.

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